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Prénommer sa fille d'un simple "J" est interdit, même en quatrième prénom

Pour le Tribunal, appeler un enfant "J" équivaut à lui attribuer un matricule. [Science Photo Library - AFP]
Pour le Tribunal, appeler un enfant "J" équivaut à lui attribuer un matricule. [Science Photo Library - AFP]
La justice zurichoise a donné tort à des parents qui voulaient rendre hommage à la fois à une arrière grand-mère prénommée Johanna et à un arrière grand-père prénommé Josef en l'appelant "J" en quatrième prénom.

"Si les parents voulaient à tout prix unir ces deux prénoms dans un seul, ils auraient pu le faire à travers le prénom 'Jo'", souligne le Tribunal administratif zurichois dans un verdict publié mardi. La cour confirme ainsi la décision de l'Office d'état civil de rejeter le quatrième prénom proposé par les parents.

Dans le cas présent, appeler un enfant "J" équivaut à lui attribuer un matricule, estime le tribunal. Cette lettre pourrait en outre être confondue avec une abréviation à laquelle il manquerait un point.

"Jay" plutôt que "J"

La cour a en outre rejeté l'argument des parents qui entendaient prononcer la lettre "J" à l'anglaise ("Jay"). Dans ce cas, ils auraient dû choisir le prénom "Jay", "J" se prononçant "Jot" en allemand (ou "Ji" en français).

Il est, en principe, possible de prénommer son enfant de manière totalement libre, pour autant que le prénom ne porte pas atteinte aux intérêts de l'enfant, indique l'ordonnance fédérale d'état civil. Les prénoms absurdes et choquants sont écartés.

ats/kg

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