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Les migrants privés de l'aide des volontaires tessinois à Côme

Les volontaires tessinois ne pourront plus venir à Côme. [Davide Agosta - Ti-Press/Keystone]
Tensions à Côme entre les différentes associations d'aide aux réfugiés / Le 12h30 / 1 min. / le 23 août 2016
Les migrants qui bivouaquent aux environs de la gare de Côme, en Italie, devront désormais se passer de l’aide des volontaires tessinois. La décision a été prise lundi par les autorités municipales.

L'information est tombée avec moins de 24 heures de préavis pour l'organisation Firdaus. Cette dernière - qui franchissait chaque jour la frontière avec un convoi de volontaires - assurait le repas de midi, une assistance matérielle et du soutien aux migrants campant dans un parc et autour de la gare.

Concurrence entre ONG

Cette décision abrupte, mais acceptée par Firdaus, n'est pas étrangère aux tensions entre ONG sur place qui étaient palpables depuis plusieurs semaines. L'oeuvre d'entraide Caritas du diocèse de Côme, qui reprend les rênes, n’avait pas vraiment apprécié le débarquement des Tessinois sur son territoire: en Italie, l’aide aux requérants d’asile est confiée à l’Eglise moyennant 35 euros par jour et par personne nourrie et logée.

Dès mardi, les migrants du parc San Giovanni doivent donc se passer d’un repas cuisiné et se contenter d’un sachet en plastique contenant une bouteille d’eau, un fruit, du pain et un aliment en conserve.

Nicole della Pietra/oang

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