Modifié le 13 août 2016 à 12:43

Une petite commune argovienne refuse d'accueillir des réfugiés

Une affiche pour l'acceuil d'étrangers à Oberwil-Lieli.
La commune d'Oberwil-Lieli en Argovie refuse d'accueillir des demandeurs d'asile Le 12h30 / 1 min. / le 01 mai 2016
Les citoyens de la commune argovienne d'Oberwil-Lieli (AG) ont refusé dimanche de justesse le budget de leur commune. Une décision qui exclut indirectement l'accueil d'une dizaine de demandeurs d'asile.

Les citoyens d'Oberwil-Lieli, l'une des communes les plus riches du canton d'Argovie, ne veulent pas des demandeurs d'asile que le canton envisageait de lui attribuer. En rejetant de justesse dimanche le budget, ils ont indirectement exprimé leur opposition à cet accueil.

Le budget de la commune a été rejeté par 579 voix contre 525, avec un taux de participation de 68,9%. Adopté en assemblée communale fin novembre, il était attaqué par référendum.

Ce dernier contestait la suppression d'une dépense de 290'000 francs qui devait être versée au canton pour libérer la commune de son devoir d'accueillir des demandeurs d'asile, une dizaine selon la clé de répartition cantonale.

Un signal aux migrants

Le maire de la commune et conseiller national Andreas Glarner était à la tête de ce combat. Pour celui qui vient d'être nommé stratège en chef pour la politique d'asile de l'UDC, il s'agissait de lancer un signal aux migrants.

La décision n'est pas définitive. Il appartient désormais à l'exécutif de présenter un nouveau budget à l'assemblée communale. Libre à lui de revenir à charge en présentant une version sans la dépense compensant la non-venue de requérants. Un référendum serait alors à nouveau possible.

>> Le reportage à Oberwil-Lieli (22 avril 2016):

Andreas Glarner, conseiller national (UDC-AR).
Peter Schneider - Keystone
Le Journal du matin - Publié le 22 avril 2016

ats/dk

Publié le 01 mai 2016 à 11:35 - Modifié le 13 août 2016 à 12:43

Un montant forfaitaire pour éviter l'accueil

Forte de quelque 2100 citoyens, Oberwil-Lieli n'est pas la seule à saisir l'opportunité que leur offre le gouvernement depuis le début de l'année d'accueillir trop peu ou pas de requérants d'asile contre le versement d'un montant forfaitaire de 110 francs par jour et par personne qui ne vient pas. Celui-ci couvre les frais d'hébergement et d'entretien.

Le canton enverra ces prochains jours les premières factures aux communes concernées. Jusqu'à l'introduction de ce règlement, les communes pouvaient se défaire à très bon marché de cette obligation de prise en charge.

Au total, les 213 communes argoviennes prenaient en charge à fin mars 2530 requérants d'asile, 314 de plus qu'un mois plus tôt.