Modifié le 26 février 2016

Initiative pour une seule langue étrangère au primaire à Zurich

Une initiative zurichoise compte chasser l'une des langues étrangères du primaire
Une initiative zurichoise veut supprimer l'une des langues étrangères du primaire 19h30 / 1 min. / le 26 février 2016
Les enseignants zurichois exigent qu'une seule langue étrangère soit enseignée à l'école primaire. Ils ont déposé vendredi une initiative munie de plus de 9200 signatures.

La question de la langue étrangère qui sera enseignée à l'école primaire, le français ou l'anglais, est laissée ouverte. La réponse appartient aux politiques, a déclaré vendredi à la presse Kurt Willi, vice-président de la Fédération des enseignants zurichois.

Selon un sondage de la ZLV parmi ses membres, 75% des 1210 enseignants qui ont répondu sont favorables à une seule langue étrangère au primaire et 20% sont pour deux langues étrangères.

Classes hétérogènes

Avec deux fois 45 minutes par semaine et par langue étrangère dans des classes hétérogènes de 20 à 25 élèves, les écoliers n'ont que peu la possibilité de s'exprimer. Les plus faibles ont déjà du mal à maîtriser l'allemand. Avec deux langues étrangères, ils sont dépassés et perdent toute motivation, souligne la ZLV.

L'initiative propose de déplacer au secondaire l'enseignement de la deuxième langue étrangère en augmentant le nombre de leçons par semaine.

ats/jgal

Publié le 26 février 2016 - Modifié le 26 février 2016

Débat en cours dans plusieurs cantons

Des initiatives similaires ont déjà été déposées, lancées ou sont en préparation dans les cantons d'Argovie, des Grisons, de St-Gall, de Thurgovie, de Bâle-Campagne, de Lucerne et de Soleure.

En mars 2015, les citoyens nidwaldiens ont refusé à 61,7% une initiative de l'UDC exigeant la suppression d'une des deux langues étrangères enseignées à l'école primaire. Le texte visait le français.

La Confédération évalue

Devant l'ampleur du débat sur la deuxième langue étrangère et la place du français au primaire en Suisse alémanique, la Confédération a décidé en décembre dernier d'évaluer la nécessité de consulter les directeurs cantonaux de l'instruction publique.

A cette occasion, le conseiller fédéral Alain Berset avait déclaré que "les cantons connaissent très clairement la limite à ne pas franchir: pour le Conseil fédéral, il est essentiel qu'une deuxième langue nationale soit enseignée obligatoirement dès l'école primaire".

La commission de l'éducation du Conseil national qui voulait légiférer sur le sujet a décidé en novembre dernier de suspendre sa décision jusqu'à l'automne 2016 au plus tard. Pour la commission de l'éducation du Conseil des Etats, il n'est pas question d'imposer l'apprentissage d'une deuxième langue nationale avant l'anglais à l'école primaire.