Modifié le 16 février 2016

La HEP de Bâle teste la résistance au stress des futurs enseignants

La HEP du Nord-Ouest testera la motivation des futurs enseignants.
La Haute Ecole Pédagogique de Bâle veut organiser des stress tests pour les profs candidats Le Journal du matin / 1 min. / le 16 février 2016
La Haute école pédagogique (HEP) du Nord-Ouest à Bâle évaluera, dès l'an prochain, la résistance au stress de ses étudiants. Pionnier en Suisse, ce projet est accueilli avec scepticisme du côté romand.

Alors qu'un étudiant sur sept abandonne ses études en cours de route dans les Hautes écoles pédagogiques, 17% des enseignants quittent leur métier après cinq ans de pratique, selon des chiffres de la HEP du Nord-Ouest.

Forte de ce constat, cette dernière va mettre en place dès 2017 une journée d'observation pour tester la motivation et la résistance au stress des candidats à travers des jeux de rôles, selon une information de la NZZ am Sonntag. "L'avantage est d'offrir aux étudiants une confirmation de leur choix tout en s'assurant que les futurs enseignants satisfont aux exigences de base", explique le vice-recteur de la HEP du Nord-Ouest Alexander Hofmann.

Un projet "alarmiste"

Le projet bâlois est accueilli avec scepticisme en Suisse romande. Une sélection basée sur la personnalité coûterait cher et ne garantit pas que les futurs enseignants restent dans le métier, a estimé le directeur de la HEP-VS, Patrice Clivaz, sur les ondes de la RTS mardi.

"Il est vrai qu'il y a une partie des gens qui quitte le métier, ce qui est parfaitement normal (...) On ne voit pas du tout péril en la demeure ni un alarmisme dont fait preuve la HEP de la Nordwestschweiz".

>> Ecouter l'interview complète de Patrice Clivaz:

Patrice Clivaz.
Le Journal du matin - Publié le 16 février 2016
 

hend

Publié le 16 février 2016 - Modifié le 16 février 2016