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Fuite de données sensibles au Département de la justice à Zurich

A Zurich, une ancienne fuite de données secoue le monde politique. [Gaetan Bally - Keystone]
Fuite de données sensibles au département zurichois de la justice / Le Journal horaire / 19 sec. / le 2 décembre 2022
Une fuite de données secoue le monde politique zurichois, à deux mois des élections cantonales. Entre 2006 et 2012, un ancien prestataire informatique du Département de la justice a omis d'effacer des données parfois sensibles sur des ordinateurs remplacés.

Plusieurs médias ont révélé l'affaire vendredi. Dans un communiqué, le Département cantonal de la justice confirme "l'incident". Il part du principe que l'ex-prestataire en question n'a pas effacé les données enregistrées sur les anciens ordinateurs, comme convenu avec les autorités.

En mains clandestines, voire criminelles

Selon le Blick, le Tages-Anzeiger et la radio-télévision alémanique SRF, des expertises psychiatriques sur des accusés, des listes de numéros de téléphone d'agents de police et des documents sur la planification du nouveau centre de police et de justice feraient partie des données en question. Ils seraient parvenus en mains criminelles ou clandestines, dans le milieu de la drogue et de la prostitution notamment.

L'enquête pénale en cours doit notamment établir la quantité et le type de données qui ont fuité, indique le Département de la justice. La fuite est connue depuis novembre 2020, ajoute-t-il. Une enquête pénale a alors été ouverte aussitôt. En outre, le département a mandaté une enquête administrative externe présentée en mars 2021.

Il a aussi informé immédiatement la commission de gestion du Grand Conseil, la préposée cantonale à la protection des données et le Contrôle des finances. L'enquête pénale n'étant pas terminée, le Département de la justice ne peut pas donner plus de détails sur le cas. Il informera davantage une fois l'enquête bouclée.

Récidive impossible depuis dix ans

Une telle fuite de données te ce type n'est plus possible depuis 2013 au Département zurichois de la justice, souligne ce dernier qui a changé de fonctionnement en la matière. Depuis dix ans, l'élimination d'anciens ordinateurs est réalisée de manière professionnelle et à travers des processus certifiés.

Par ailleurs, l'actuelle conseillère d'Etat en charge de la Justice, la socialiste Jacqueline Fehr, n'est pas concernée par la période des fuites. Elle ne siégeait pas encore au Conseil d'Etat zurichois. Les faits se sont déroulés sous les mandats de ses prédécesseurs Markus Notter (PS) et Martin Graf (Verts).

furr avec ats

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