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Deux ex-poids lourds de la politique suisse tentent un retour au Tessin

Fulvio Pelli photographié à Locarno en juillet 2018. [Alessandro Crinari - Keystone/Ti-Press]
Deux ex-poids lourds de la politique suisse tentent un retour au Tessin / La Matinale / 1 min. / le 22 février 2021
Ils ont longtemps joué les premiers rôles de la politique suisse en représentant le Tessin à Berne. Eloignés désormais de la Coupole fédérale, le PDC Filippo Lombardi et le PLR Fulvio Pelli tentent un retour dans leur canton.

Un an et demi après son éviction surprise du Conseil des Etats - il avait été battu par Marina Carobbio (PS) et Marco Chiesa (UDC) au 2e tour, Filippo Lombardi figure sur la liste du PDC en vue de l'élection à l'exécutif de la ville de Lugano en avril prochain.

Quant à Fulvio Pelli, il revient aussi sur le devant de la scène après avoir quitté le Conseil national en 2014. Celui qui a dirigé le Parti radical suisse durant 3 ans (2005-2008) puis le Parti libéral-radical suisse durant encore 3 ans (2009-2012) est lui candidat pour le législatif de Lugano.

Ce retour des vieux ténors de la politique fédérale à la case communale, plus combattifs que jamais, peut être vu comme une valorisation de l'expérience. Filippo Lombardi, 64 ans, a en effet siégé durant 20 ans au Conseil des Etats, alors que Fulvio Pelli, 70 ans, est lui resté 18 ans au Conseil national.

Une valorisation de l'expérience

Au micro de La Matinale, Filippo Lombardi a en premier lieu mis en avant son "expérience dans la gestion collégiale de certains problèmes" pour expliquer sa candidature. "Je veux mettre cela au service d’une municipalité de Lugano qui a eu, ces dernières années, des problèmes pour obtenir l’aval du Conseil communal", a confié le démocrate-chrétien. L'ancien sénateur estime aussi qu'il peut apporter les relations qu'il a conservées, avec les offices fédéraux, avec les offices cantonaux et avec la politique cantonale et fédérale.

Cette valorisation de l’expérience politique ne surprend pas le politologue Oscar Mazzoleni, car, si les partis ont vécu un fort renouvellement ces dernières années, miser seulement sur les jeunes n'est certainement pas suffisant. En outre, ajoute-t-il, durant une période aussi particulière que celle-ci, où la campagne va se faire essentiellement en ligne, les candidats jeunes auront une difficulté supplémentaire à se faire connaître. "Et cela va favoriser les personnalités connues, qui sont à la Une dans les journaux, qui sont connues depuis longtemps."

Nicole della Pietra/boi

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