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La ministre de la Santé zurichoise Natalie Rickli essuie des critiques

La ministre zurichoise de la Santé Natalie Rickli est critiquée par le Parti socialiste [Ennio Leanza - Keystone]
La ministre de la Santé zurichoise Natalie Rickli essuie des critiques / La Matinale / 1 min. / le 8 juillet 2020
Les socialistes zurichois critiquent ouvertement l'UDC Natalie Rickli, ministre de la Santé, pour sa mauvaise gestion de la crise sanitaire. Ils lui reprochent une politique de la quarantaine trop laxiste et qui manque de clarté.

Il y a dix jours, la Suisse découvrait son premier cas de "super-propagateur" dans un club zurichois. D'autres cas d'infection dans des boîtes de nuit, ces derniers jours, ont révélé du laxisme dans les contrôles sanitaires. Relativement épargné jusque là, le canton de Zurich est alors devenu en quelques jours l'un des "hotspot" de l'épidémie en Suisse.

>> Lire à ce sujet: Comment des personnes contaminées deviennent des "super-propagateurs"

Accusée de ne pas prendre ses responsabilités

Le gouvernement zurichois en a-t-il fait assez pour limiter le nombre de cas? Les socialistes sont d'avis que non et critiquent ouvertement la ministre UDC Natalie Rickli, à la tête du Département de la santé. La citoyenne de Winterthur, 43 ans, est rompue à la politique depuis plus de deux décennies, mais elle vit ces jours-ci son baptême du feu. Elue au conseil d'Etat il y a un peu plus d'un an, elle doit faire face à une crise sans précédent.

Pour le PS, Natalie Rickli n'a pas endossé son costume de conseillère d'Etat. "On a l'impression d'avoir une parlementaire qui ne prend pas ses responsabilités. Elle critique les autres, alors qu'elle aurait la possibilité d'agir et de faire partie de la solution", déplore la députée socialiste au Grand conseil zurichois Rosmarie Joss.

Ses règles ne sont pas respectées

Dans son parti, on trouve au contraire qu'elle est très pragmatique. "Le problème n'est pas que Natalie Rickli n'instaure pas de règles assez strictes, mais qu'elles ne sont pas respectées", réfute le président du groupe UDC au parlement zurichois Martin Hübscher. Il se dit également surpris que ce soit le PS qui demande des mesures plus contraignantes: "Prenez les récentes manifestations qui ont réuni les milieux de gauche. Là, la distance réglementaire n'a pas été respectée". Pour lui, les gens ne sont pas prêts à se plier à beaucoup d'autres règles, alors qu'il faudrait que la population joue le jeu pour que cela marche.

Responsabilité individuelle d'un côté, mesures contraignantes de l'autre, la chef du département de la santé doit naviguer entre ces deux sensibilités pour gérer au mieux la crise, mais aussi son image politique.

Sujet radio: Delphine Gendre
Adaptation web: Vincent Cherpillod

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