Publié le 21 avril 2019 à 22:05

Une nouvelle taxe sur les vélos en libre service est contestée à Zurich

A partir du 1er mai, les entreprises de vélos en libre-service devront payer une taxe à la ville de Zurich. Certaines contestent.
A partir du 1er mai, les entreprises de vélos en libre-service devront payer une taxe à la ville de Zurich. Certaines contestent. 19h30 / 2 min. / le 21 avril 2019
À partir du 1er mai à Zurich, les compagnies de vélos en libre-service devront payer une taxe pour utiliser l’espace public. Une start-up suisse conteste la légitimité de cette mesure.

Depuis plusieurs années, Zurich fait figure d'eldorado pour les compagnies de vélos et de trottinettes en libre-service, avec quelque 2000 vélos, trottinettes et scooters électriques dispersés aux quatre coins de la ville.

Sept entreprises se partagent ce marché. Mais dès le 1er mai, elles devront payer à la ville une taxe de 10 francs par mois et par véhicule. L'objectif est de réguler l’offre et d’éviter une surcharge de l’espace public.

Décision contestée

Toutefois, cette taxe ne s’appliquera pas à Publibike, le service de vélos en libre-circulation mandaté par la ville. Ce traitement de faveur est perçu comme déloyal par la start-up helvétique Smide, qui conteste juridiquement la décision de la ville.

"Les points les plus stratégiques ont été attribués à Publibike", dénonce Corinne Vogel, cofondatrice de Smide. "Pour nous, ce système ne fonctionne pas".

Mais pour la ville de Zurich, cette différence de traitement se justifie par le modèle de location. Avec Publibike, le cycliste doit retourner son vélo à l’une des 100 stations fixes réparties dans la ville.

Stations fixes vs "free-floating"

De leur côté, les entreprises comme Smide utilisent un système dits de "free-floating", qui proposent à l'usager de repérer les véhicules via une application et de les reposer sur n’importe quel parking à vélos.

En tant que dépositaire d'un mandat public, la marge de manoeuvre de Publibike est donc limitée, justifie Robert Soós, responsable de la communication au Département de la sécurité de Zurich. "L'entreprise doit se conformer à un cahier des charges. Ce n'est pas le cas des entreprises en free-floating, donc c'est complètement différent".

Formellement, Smide a demandé une évaluation de son cas spécifique. La ville de Zurich examine également les différents recours. La taxe doit entrer en vigueur le 1er mai.

Noémie Guignard/jop

Publié le 21 avril 2019 à 22:05