Publié le 05 avril 2019 à 14:40

L'UDC de Bâle-Ville en pleine tourmente avant les fédérales

Lorenz Nägelin a quitté son poste de président de l'UDC Bâle-Ville.
Démission forcée du président de l'UDC de Bâle-Ville, jugé trop conciliant par son parti Le 12h30 / 2 min. / le 05 avril 2019
Le président de l'UDC de Bâle-Ville Lorenz Nägelin a démissionné jeudi lors d'une assemblée tendue, victime d'un putsch ourdi par ses adversaires de parti. Un représentant de la ligne dure, Edi Rutschmann, le remplacera.

Le groupe d'opposants qui avait fomenté sur WhatsApp son putsch contre un président jugé trop modéré est arrivé à ses fins. Il a forcé Lorenz Nägelin à déposer sa démission et à quitter la salle, suivi par quelques-uns des ses partisans.

Interrogé par la radio SRF, Lorenz Nägelin a déclaré qu'il n'était "plus d'accord de diriger ce parti". "Je voulais une UDC conciliante alors que les autres ne font que dans l'agitation, ça rend les choses très difficiles".   

Remplacé par Edi Rutschmann

Lorenz Nägelin sera remplacé par un représentant de la ligne dure du parti, Edi Rutschmann. Ce dernier sera accompagné à la vice-présidence de Sebastian Frehner, ancien président qui avait été jadis évincé par Christoph Blocher en personne.

Cette fois, c'est Albert Rösti, le président de l'UDC suisse, qui a tenté de dicter les choix à la section rebelle. En vain. Il proposait une coprésidence, qui aurait réuni les deux frères ennemis.

Cette mésaventure de l'UDC de Bâle-Ville est de mauvais augure avant les élections fédérales de cet automne. Le parti du demi-canton ne décolle pas depuis sa fondation en 1991. Il pesait 15% aux dernières élections cantonales, en 2016, loin des scores de l'UDC ailleurs en Suisse.

Alain Arnaud/lan

Publié le 05 avril 2019 à 14:40