Modifié le 17 mai 2016 à 14:19

Les expressions régionales romandes demeurent bien vigousses

La langue française est parlée dans différents pays à travers le monde.
Le français de nos régions On en parle / 10 min. / le 17 mai 2016
De récentes enquêtes menées par un consortium d'universités centralisé à Neuchâtel confirment l'importance que conservent les régionalismes romands, et même au-delà des frontières suisses.

"Schwentzer", "mascogner", un "toyet" ou encore "baboler": voilà autant d'expressions régionales qui ont traversé les âges et auxquelles les Romands restent grandement attachés.

C'est ce qu'avait démontré l'an dernier le succès rencontré par le Parlomètre romand, cette plate-forme interactive développée par la RTS qui permet à chacun de découvrir les subtilités géographiques de son langage.

>> Faites le test: www.parlometre.ch

Maintien dans les régions périphériques

Cette tendance est à présent confirmée par plusieurs enquêtes menées par des universités européennes et pilotées par celle de Neuchâtel.

Fait plus surprenant, certains termes qu'on associe d'ordinaire à nos cantons suisses sont également employés dans d'autres pays.

"Il y a beaucoup de mots qu'on croit propres à la Suisse romande et qu'on retrouve de l'autre côté de frontière. (...) C'est notamment le cas de 'Adieu' pour dire 'Bonjour', qui se dit également dans le Sud-Ouest de la France", a détaillé mardi le linguiste Mathieu Avanzi dans l'émission On en parle.

Mais comment expliquer un tel phénomène? Pour le chercheur des universités de Neuchâtel et de Zurich, la raison est simple: "Les régionalismes sont anciens. Auparavant, ils avaient une grande étendue. Mais avec la progression des médias et l'influence du français parisien, ces expressions régionales ont tendance à disparaître des centres et à ne subsister que dans les régions périphériques."

kg

Publié le 17 mai 2016 à 12:41 - Modifié le 17 mai 2016 à 14:19