Modifié le 24 avril 2015 à 08:11

Le projet de deux tours à Onex (GE) est sur le point d'aboutir

Vue de la Cité-Nouvelle à Onex.
Le projet de deux tours à Onex (GE) est sur le point d'aboutir Le Journal du matin / 1 min. / le 24 avril 2015
Longtemps resté gelé, le projet de construction de deux tours d'une trentaine d'étages à Onex (GE) est sur le point d’aboutir, a appris la RTS. Le premier coup de pioche pourrait avoir lieu en 2018.

Tout s'est accéléré ces derniers mois: les autorités communales, cantonales et la société "PCM Opérateur Urbain", appartenant à l'investisseur Claude Berda, ont mené de nombreuses discussions. La signature devrait intervenir prochainement. Et les premiers travaux, au lieu-dit du Nant-de-Cuard, devraient débuter en 2018, selon Eric Stauffer, conseiller administratif d'Onex en charge des Emplois.

Les deux tours crèveront le plafond autorisé par le canton, puisque la plus haute fera 34 étages. Mais le Conseil d’Etat est prêt à accorder une dérogation spéciale à ce projet. Celui-ci suit en effet les prescriptions fédérales visant à épargner la zone agricole.

560 logements et 560 emplois

Devisées environ à un demi-milliard de francs, ces tours accueilleront 560 logements et créeront 560 emplois. A condition, bien sûr, qu'il n'y ait pas d'oppositions.

"Nous entamerons le processus de concertation dès que les acteurs auront signé", précise Ruth Banziger, conseillère administrative Verte en charge de l'urbanisme à Onex.

Il faudra encore acquérir une partie des terrains. Selon une source proche du dossier, un investissement annoncé à plus de 400 millions devrait convaincre les propriétaires récalcitrants à céder leur terrain.

Le canton pourrait délivrer rapidement les autorisations

"Si le promoteur présente un projet conforme aux intentions du département, nous pourrions aller relativement rapidement sur la délivrance des autorisations", a expliqué dans le Journal du Matin Antonio Hodgers, conseiller d'Etat en charge de l'Aménagement et du logement.

Antonio Hodgers.
Martial Trezzini - Keystone
Le Journal du matin - Publié le 24 avril 2015

Dans ce projet, la commune d'Onex a demandé de construire avec beaucoup de densité et de hauteur, ce qui en fera l'un des lieux les plus hauts du canton, ce à quoi Antonio Hodgers ne voit pas d'inconvénient.

L'esprit "plus métropolitain" des Genevois

Il minimise par ailleurs le risque d'un rejet de ce projet par la population d'Onex, au même titre que la tour Taoua à Lausanne, rappelant que pour le projet Praille Acacias Vernets (PAV) et ses tours de 175 mètres (près du double du projet de la tour Taoua à Lausanne), il n'y avait eu pratiquement aucune réaction dans la population genevoise.

"On peut partir du principe que le Genevois a quand même - d'un point de vue urbanistique et architectural - un esprit peut-être plus métropolitain que le Lausannois et a moins peur de la verticalité. En tout cas aujourd'hui à Genève, si l'on veut pouvoir continuer à construire et à se développer, il y a un besoin criant de logements notamment, on doit le faire aussi par la densité et la verticalité. Dans ce cadre, les tours participent à ce processus", a plaidé Antonio Hodgers.

Laeticia Guinand/jzim

Publié le 24 avril 2015 à 07:14 - Modifié le 24 avril 2015 à 08:11