Modifié vendredi à 07:08

Interpol se résigne à accepter la démission de son président chinois

Meng Hongwei en 2017 à Singapour.
Meng Hongwei en 2017 à Singapour. [Wong Maye-e - AP/Keystone]
Le secrétaire général d'Interpol Jürgen Stock a estimé jeudi que l'organisation n'avait pas d'autre choix que "d'accepter" la démission de son ex-président chinois, accusé de corruption par Pékin après avoir mystérieusement disparu lors d'un voyage en Chine. 

"Ce fut une situation difficile pour l'organisation", a reconnu devant la presse le secrétaire général de l'organisation policière mondiale au sujet de la démission subite de Meng Hongwei le 7 octobre, annoncée après que sa femme eut alerté sur sa disparition 11 jours plus tôt en Chine.

Le lendemain de la démission, communiquée par courrier à l'organisation basée à Lyon, le ministère chinois de la Sécurité publique avait annoncé que le président avait "accepté des pots-de-vin et (était) soupçonné d'avoir violé la loi", sans plus de précisions.

Meng Hongwei est en Chine

Evoquant des évènements "regrettables", Jürgen Stock a expliqué qu'Interpol avait "vivement encouragé la Chine à lui fournir plus de détails et d'informations sur ce qui s'était passé exactement", tout en soulignant que l'organisation devait composer avec la situation.

Le secrétaire général a encore précisé qu'il savait que Meng Hongwei se trouvait actuellement en Chine.

afp/pym

Publié vendredi à 06:41 - Modifié vendredi à 07:08

Un bref courrier

Au sujet de la démission signée par Meng Hongwei, le secrétaire général d'Interpol a expliqué qu'il n'avait "pas de raison de suspecter quoi que ce soit de forcé".

Ce courrier, selon Le Monde de vendredi, ne fait que deux lignes dactylographiées et ne comporte pas de signature manuscrite. "Soupçonné d'avoir enfreint la loi, je démissionne volontairement de mon poste de président d'Interpol", peut-on lire sur ce document.

Successeur connu le 21 novembre

Le successeur de Meng Hogwei doit être désigné lors de l'assemblée générale d'Interpol prévue du 18 au 21 novembre à Dubaï. Il aura pour charge de terminer le mandat de quatre ans que l'ex-président devait achever en 2020.