Modifié le 07 novembre 2018

Macron décide d'honorer le maréchal Pétain et déclenche une polémique

Emmanuel Macron a dû s'expliquer après sa décision d'honorer le maréchal Pétain.
Emmanuel Macron a dû s'expliquer après sa décision d'honorer le maréchal Pétain. [Philippe Wojazer - AFP]
La décision d'Emmanuel Macron d'honorer le maréchal Pétain aux Invalides à l'occasion du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale a suscité une vive controverse mercredi perturbant le périple mémoriel du chef de l'Etat dans le Nord-est.

L'exécutif tentait de tuer dans l'oeuf cette polémique qualifiée de "mauvaise" et "vaine" par le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, face notamment aux critiques virulentes du leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon mais aussi des instances juives.

Juste avant le Conseil des ministres délocalisé à Charleville-Mézières, Emmanuel Macron avait jugé "légitime" de rendre hommage au maréchal Pétain samedi, arguant que le chef du régime de Vichy avait été "pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat" avant de conduire "des choix funestes" pendant la Deuxième en collaborant avec le régime nazi.

Pétain célébré avec les sept autres maréchaux

Avec les sept autres maréchaux de la Grande Guerre, Philippe Pétain sera ainsi célébré samedi aux Invalides, lors d'une cérémonie à laquelle participeront les plus hauts responsables militaires français.

"Il est légitime que nous rendions hommage aux maréchaux qui ont conduit l'armée à la victoire, comme chaque année. Mon chef d'état-major sera présent à cette cérémonie", a dit Emmanuel Macron, interrogé par des journalistes.

"Il ne faut pas faire de raccourcis douteux. Pétain a servi la patrie en 14 et l'a trahie en 40", a renchéri Benjamin Griveaux, avant de citer une phrase du Général de Gaulle en 1966 sur Pétain selon lequel "sa gloire à Verdun ne saurait être contestée ni méconnue par la Patrie".

>> Ecouter aussi l'interview de Bruno Jeudy sur la campagne d'Emmanuel Macron aux commémorations de la guerre de 14-18:

Emmanuel Macron et le président allemand Frank-Walter Steinmeier étaient à Strasbourg pour le début de "l'itinérance mémorielle".
Sebastian Gollnow - DPA/AFP
Forum - Publié le 04 novembre 2018
 

afp/ebz

Publié le 07 novembre 2018 - Modifié le 07 novembre 2018