Modifié le 07 novembre 2018 à 17:43

Les 78 enfants enlevés lundi au Cameroun ont été libérés

Manifestation anti-gouvernementale dans la région anglophone de Bamanda, en 2016, dans laquelle les enfants ont été enlevés, puis relâchés.
Manifestation anti-gouvernementale dans la région anglophone de Bamanda, en 2016, dans laquelle les enfants ont été enlevés, puis relâchés. [Reuters]
Les 78 écoliers et le chauffeur enlevés en début de semaine dans l'ouest du Cameroun ont été libérés mercredi, mais le directeur de leur établissement et un enseignant sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs.

Le groupe a été enlevé lundi à Bamenda, dans la région anglophone en proie à des troubles séparatistes.

"Dieu soit loué, 78 enfants et le chauffeur ont été libérés. Le directeur et un enseignant sont toujours avec les ravisseurs. Continuons à prier", a déclaré Samuel Fonki, membre de l'église presbytérienne du Cameroun.

Le prêtre et l'armée camerounaise ont imputé les enlèvements aux séparatistes anglophones, mais un porte-parole du mouvement a nié toute implication.

Des affrontements qui durent depuis plus d'un an

Dans son discours d'investiture, le président Paul Biya réélu en octobre a appelé mardi les séparatistes anglophones à "déposer les armes et à retrouver le droit chemin".

Les affrontements entre l'armée camerounaise et les rebelles durent depuis plus d'un an. Plus de 400 civils ont été tués et des milliers d'autres ont été contraints à l'exode.

>> Le reportage du 12h45 sur l'enlèvement des écoliers camerounais:

Enlèvement de 79 enfants dans une école au nord-ouest du Cameroun, théâtre depuis des mois d'un conflit armé.
12h45 - Publié le 06 novembre 2018
 

reuters/ther

Publié le 07 novembre 2018 à 10:36 - Modifié le 07 novembre 2018 à 17:43

Un premier enlèvement tenu confidentiel

Au total, 90 élèves avaient été enlevés dans deux enlèvements distincts, au sein du même établissement scolaire et à cinq jours d'intervalle. La totalité d'entre eux ont pu être relâchés.

L'information sur le premier enlèvement, qui concernait 11 élèves, avait été tenue confidentielle en raison de négociations en cours avec les ravisseurs, a expliqué une source proche de l'établissement.