Modifié le 10 octobre 2018 à 18:34

François Hollande critique l'effet de l'UDC sur l'image de la Suisse

François Hollande au micro de la RTS.
Francois Hollande et la Suisse L'actu en vidéo / 2 min. / le 08 octobre 2018
L'ancien président français François Hollande a des mots sévères sur l'UDC à la veille de venir en Suisse pour la promotion de son livre, "Les Leçons du pouvoir", et pour une conférence au salon Communica.

L'UDC "a donné une image de la Suisse comme pays qui a la tentation de se refermer", estime François Hollande lundi dans une interview accordée au 19h30.

Celui qui a présidé la France entre 2012 et 2017 révèle au passage qu'il a différé son voyage d'Etat en Suisse en 2015, afin d'éviter une présidence de la Confédération exercée par l'UDC, en l'occurrence Ueli Maurer en 2013. "J'ai bien fait", ajoute-t-il, estimant que l'UDC est l'un des partis européens qui joue trop sur la question de l'immigration.

"J'ai fait raisonner les Suisses. Et c'est très difficile"

François Hollande revient aussi sur la guerre fiscale entre les deux pays. Le socialiste de 64 ans nie "avoir fait plier" les Suisses, mais plaisante en revanche: "J'ai fait raisonner les Suisses. Et c'est très difficile."

L'ancien président se félicite de l'équilibre obtenu finalement "par le raisonnement et non par la menace" et affirme que le rapport de la Suisse avec l'Union européenne peut même servir d'exemple pour le Royaume-Uni.

"Angela Merkel si appliquée, si fiable"

Dans son livre, "les Leçons du pouvoir", François Hollande décrit ses rapports avec les autres chefs d'Etat. Il donne à Angela Merkel une place particulière. 

François Hollande évoque Angela Merkel
L'actu en vidéo - Publié le 08 octobre 2018

"Trump veut détruire les conditions de l'Union européenne"

L'ancien président français désigne en revanche Donald Trump comme un danger majeur pour l'équilibre international. Il ne défend pas seulement les intérêts américains, "il veut détruire les conditions de l'Union européenne", affirme-t-il.

François Hollande évoque les Etats-Unis
L'actu en vidéo - Publié le 08 octobre 2018

"Poutine cultive des liens avec toutes les extrêmes-droites en Europe"

Quant à Vladimir Poutine, il tente de son côté "un retour de puissance soviétique sans l'idéologie", estime François Hollande, qui dénonce aussi ses liens avec l'extrême droite partout en Europe.

François Hollande évoque Vladimir Poutine
L'actu en vidéo - Publié le 08 octobre 2018

"J'ai pris conscience devant mon bureau vide à l'Elysée"

L'auteur des "Leçons du pouvoir" se confie en outre sur ses premiers moments de Président, plus de cinq ans après, et sur le poids de la responsabilité sur un homme seul dans un système aussi hiérarchisé que la Ve République.

François Hollande évoque sa présidence
L'actu en vidéo - Publié le 08 octobre 2018

"Aujourd'hui, les dirigeants sont sous une critique permanente"

Beaucoup attaqué pendant son quinquennat, François Hollande estime que les dirigeants d'aujourd'hui sont soumis, plus que dans le passé, à un bombardements permanents de critiques, du fait des réseaux sociaux. Il y voit un danger pour la démocratie.

Francois Hollande évoque les attaques
L'actu en vidéo - Publié le 08 octobre 2018

François Hollande sera présent en Suisse mercredi 10 octobre, à l'invitation du Salon Communica à Genève.

"Notre société devient sans humour"

L'humour, "sel de la vie", a accompagné François Hollande lors de sa présidence, dit-il, y compris dans les moments les plus durs comme les attentats contre Charlie Hebdo. François Hollande évoque ses liens fort avec les dessinateurs du journal et confie son inquiétude devant le recul de l'humour.

François Hollande parle de l'humour
L'actu en vidéo - Publié le 08 octobre 2018

>> L'interview intégrale sera diffusée ce dimanche dans l'émission Pardonnez-moi

dr/boi

Publié le 08 octobre 2018 à 20:00 - Modifié le 10 octobre 2018 à 18:34

La tentation du retour? "Y penser parfois, mais ne surtout pas le dire"

Invité à Genève au salon "Communica", François Hollande évoque la tentation du retour: "On peut y penser parfois, mais il ne faut surtout pas le dire."

"Le quinquennat, ça crée beaucoup d'anciens présidents", dit l'ancien président qui affirme préférer susciter un désir.

"Si je venais voir mes compatriotes avec cette idée obsédante du retour, ils ne me regarderaient pas de la même manière. Je préfère qu'ils me disent: on vous regrette, quand est-ce que vous revenez ? Plutôt que ce soit moi qui leur dise: j'arrive!"