Modifié le 23 septembre 2018 à 20:46

Les Maldives votent à une élection présidentielle controversée

Aux Maldives, les habitants élisent leur président
Aux Maldives, les habitants élisent leur président 19h30 / 2 min. / le 23 septembre 2018
Les électeurs des Maldives votent dimanche à une présidentielle controversée, dont opposition et observateurs internationaux craignent qu'elle ne soit truquée en faveur de l'homme fort de cet archipel, Abdulla Yameen.

À la tête de cette micro-nation de l'océan Indien, le chef de l'État sortant mène une répression féroce de toute dissidence et semble avoir le champ libre pour obtenir un second mandat de cinq ans.

À 08h00 (05h00 heure suisse), des centaines d'hommes et de femmes patientaient devant les bureaux de vote qui ont ouvert à Malé, la capitale, où le président et son seul challenger Ibrahim Mohamed Solih, candidat de la coalition d'opposition, doivent voter.

"Il y a beaucoup d'enthousiasme. Les électeurs font la queue pour voter malgré le temps couvert", a décrit Shauna Aminath, militant du Parti démocratique maldivien (PDM, opposition).

Quelque 262'000 citoyens sont appelés aux urnes. Les résultats du vote sont attendus lundi à la mi-journée.

Opposition et société civile muselées

Si les Maldives évoquent lunes de miel et plages paradisiaques, la situation politique de ce pays d'une vingtaine d'atolls est autrement moins souriante.

Les principales figures de l'opposition sont soit derrière les barreaux, soit forcées à l'exil comme l'ex-président Mohamed Nasheed. La société civile est muselée. Protestations et pressions de la communauté internationale n'y ont rien fait.

La veille du vote, les forces de l'ordre ont mené un raid dans le quartier général de campagne du PDM à Malé et fouillé les locaux, selon un communiqué de la formation. La police a déclaré avoir agi pour prévenir "des activités illégales". Elle n'a procédé à aucune arrestation.

Un groupe d'observateurs internationaux, qui s'est vu refuser l'accès au pays, a prévenu samedi que le scrutin ne sera pas "libre et équitable" et a prédit de "sombres événements".

ats/tmun

>> Sujet traité dans les journaux horaires de RTS La Première, 23 septembre 2018 11h00

Publié le 23 septembre 2018 à 11:40 - Modifié le 23 septembre 2018 à 20:46