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Le nouveau président de Cuba veut parler à Donald Trump d'égal à égal

Miguel Diaz-Canel est le premier président de Cuba depuis près de 60 ans à n'avoir pas participé à la révolution castriste. [Alejandro Ernesto - reuters]
Miguel Diaz-Canel est le premier président de Cuba depuis près de 60 ans à n'avoir pas participé à la révolution castriste. [Alejandro Ernesto - reuters]
Pour son premier entretien télévisé depuis qu'il a succédé à Raul Castro, le président cubain Miguel Diaz-Canel s'est montré partisan d'une ligne ferme face aux Etats-Unis et d'une évolution du modèle économique du pays.

Les relations entre La Havane et Washington "sont en recul" depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, a reconnu Miguel Diaz-Canel.

"Nous maintenons encore des voies de dialogue et notre position est de ne rejeter à aucun moment les possibilités de dialogue, mais cela doit se faire entre égaux, on doit nous respecter et ne pas conditionner notre souveraineté", a-t-il affirmé.

"Cuba n'attaque pas, Cuba se défend"

Les relations américano-cubaines se sont fortement détériorées depuis que Donald Trump est arrivé à la Maison Blanche et a remis en cause la politique de détente initiée par Barack Obama.

Washington a aussi dénoncé une série d'attaques visant la santé de ses diplomates en poste à La Havane, pour lesquelles le gouvernement cubain a nié toute responsabilité.

"Cuba n'attaque pas, Cuba se défend, Cuba partage", assure Miguel Diaz-Canel dans l'interview.

agences/jgal

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Le caractère communiste de l'île réaffirmé

Le président Diaz-Canel a admis qu'il fallait "actualiser notre modèle économique et social en tenant en compte du contexte de l'embargo", alors que les Cubains ont commencé mi-août à débattre du projet de nouvelle Constitution qui reconnaît le rôle du marché et de l'activité privée dans l'économie de l'île.

La suppression, dans le texte, de la référence à la future "société communiste" avait fait parler au moment de sa présentation, mais dimanche, le dirigeant a assuré que c'était un changement insignifiant: "je ne vois pas ça comme un renoncement" au communisme. "Le communisme et le socialisme sont intimement liés. N'importe lequel de ces deux termes implique l'autre", a-t-il insisté.

Il a affirmé, pour la première fois, son soutien au mariage homosexuel, inclus dans le projet de nouvelle Constitution mais combattu par l'Eglise catholique.