Modifié le 04 septembre 2018 à 12:13

La bataille navale de la coquille Saint-Jacques mobilise la Marine française

Les pêcheurs des deux pays s'affrontent en menant des manoeuvres dangereuses en haute mer, ce mardi 28 août 2018.
Les pêcheurs des deux pays s'affrontent en menant des manoeuvres dangereuses en haute mer, ce mardi 28 août 2018. [AP France 3 - KEYSTONE]
La Marine française est "prête à intervenir" pour éviter des "heurts" entre pêcheurs français et britanniques, en conflit sur les zones de pêche de la coquille Saint-Jacques.

C'est le ministre français de l'Agriculture et de la Pêche Stéphane Travert qui a fait cette annonce, ajoutant qu'il ne pouvait parler au nom de la Marine britannique, également annoncée sur les lieux par les médias français.

Mardi dernier, les pêcheurs des deux pays avaient échangé jets de pierres et insultes et mené des manoeuvres dangereuses en haute mer, donnant des airs de bataille navale à cette guerre au long cours autour du précieux mollusque.

Il va falloir "trouver un accord" pour parvenir à "une gestion durable et efficace de la ressource en coquilles Saint-Jacques" a estimé Stéphane Travert. "On ne peut pas continuer dans cette situation-là, on ne peut pas avoir des heurts comme cela".

Réunion mercredi

Une réunion entre pêcheurs français, britanniques et industriels est prévue mercredi.

La pêche par les Britanniques dans les eaux françaises hors des saisons de pêche "n'est pas illégale proprement dite puisque ce sont les Français qui ont déterminé un calendrier pour pouvoir mieux gérer la ressource", a-t-il reconnu.

afp/pym

Publié le 04 septembre 2018 à 11:55 - Modifié le 04 septembre 2018 à 12:13

Deux poids, deux mesures, selon les Français

Les pêcheurs normands qui n'ont le droit de pêcher la coquille que du 1er octobre au 15 mai, demandent aux Britanniques, dont la pêche n'est pas réglementée dans le temps, de respecter le même calendrier au large des côtes françaises.

"Pour les Britanniques, c'est open bar: ils pêchent quand ils veulent, où ils veulent et autant qu'ils veulent", dénonce Dimitri Rogoff, président du comité régional des pêches de Normandie. "On ne veut pas les empêcher de pêcher. Mais qu'ils attendent au moins le 1er octobre pour qu'on partage ça ensemble!", lance-t-il.