Modifié

L'Italie propose d'installer des centres de migrants au sud de la Libye

Matteo Salvini et le vice-Premier ministre libyen du Gouvernement d'union nationale (GNA) Ahmed Meitig lors de leur conférence de presse lundi 25 juin.  [Mahmud Turkia - AFP]
Matteo Salvini et le vice-Premier ministre libyen du Gouvernement d'union nationale (GNA) Ahmed Meitig lors de leur conférence de presse lundi 25 juin. [Mahmud Turkia - AFP]
Le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini s'est rendu lundi à Tripoli. Il a annoncé que l'Italie allait proposer l'installation de "centres d'accueil et d'identification" au sud de la Libye lors du sommet de l'Union européenne jeudi à Bruxelles.

"Nous soutiendrons, d'un commun accord avec les autorités libyennes, la mise en place de centres d'accueil et d'identification (de migrants) au sud de la Libye, à sa frontière externe, pour l'aider autant que l'Italie à bloquer la migration", a déclaré Matteo Salvini.

Le ministre italien s'exprimait au cours d'une conférence de presse au côté du vice-Premier ministre libyen du Gouvernement d'union nationale (GNA) Ahmed Meitig. Il n'a pas précisé dans quel pays ces centres devraient être installés.

Des centres en Italie?

La France et l'Espagne avaient proposé samedi des "centres fermés" sur les côtes européennes, principalement en Italie, pour gérer les migrants arrivant depuis la mer Méditerranée. Mais Matteo Salvini avait fustigé cette proposition.

"Des hotspots d'accueil en Italie? Ce serait un problème pour nous et pour la Libye elle-même parce que les flux de la mort ne s'interrompront pas", a indiqué Matteo Salvini sur son compte Twitter.

Ahmed Meitig a pour sa part indiqué que son pays "refuse catégoriquement l'installation de camps pour migrants en Libye". Il a affirmé avoir invité les pays européens de la Méditerranée, par le biais de l'Italie, à participer à un sommet sur l'immigration en septembre à Tripoli.

La question de l'accueil des migrants a été dimanche à Bruxelles le sujet d'un mini-sommet destiné à tenter d'apaiser les tensions au sein de l'UE face au défi migratoire, et s'est achevé sans avancée concrète. La question sera encore au coeur d'un sommet de l'UE jeudi.

afp/lan

Publié Modifié