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La Russie présente sa première centrale nucléaire flottante

La centrale nucléaire flottante russe Akademik Lomonosov. [EPA/TIM KILDEBORG JENSEN - Keystone]
La centrale nucléaire flottante russe Akademik Lomonosov. [EPA/TIM KILDEBORG JENSEN - Keystone]
La Russie a présenté samedi la première centrale nucléaire flottante au monde lors d'une cérémonie pour son amarrage à Mourmansk, port du Grand nord. Le projet inquiète les organisations écologistes.

Bâti à Saint-Pétersbourg, l'Akademik Lomonossov s'est amarré samedi dans le port de Mourmansk. Il doit y être chargé en combustible nucléaire avant de rejoindre sa destination finale, en Sibérie orientale.

Construit par le conglomérat russe Rosatom, ce bloc flottant massif de 144 mètres de long et 30 mètres de large comporte deux réacteurs d'une capacité de 35 MW chacun (contre plus de 1000 MW pour les réacteurs récents).

Plateformes pétrolières

Dépourvue de moteur, la barge de 21'000 tonnes sera remorquée à l'été 2019 jusqu'au port de Pevek, dans l'Extrême-Orient russe, à 350 km au nord du cercle arctique.

Bien que la population de cette ville ne dépasse pas 5000 habitants, la centrale couvre la consommation de 200'000 personnes. Le but est d'alimenter les plateformes pétrolières, alors que l'exploitation des hydrocarbures se développe dans l'Arctique.

>> Les images de sa mise à l'eau:

La première centrale nucléaire flottante russe mise à l'eau [RTS]
La première centrale nucléaire flottante russe mise à l'eau / L'actu en vidéo / 35 sec. / le 28 avril 2018

afp/vtom

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Greenpeace veut une surveillance internationale

Greenpeace craint un "Titanic nucléaire" ou un "Tchernobyl sur glace" 32 et appelle les autorités à mettre en place une surveillance internationale.

"Toute centrale nucléaire produit des déchets nucléaires, les accidents sont possibles. Une centrale flottante sera particulièrement exposée aux phénomènes météorologiques et aux menaces telles que le terrorisme. Imaginez que la barge se détache des vaisseaux de remorquage, les conséquences peuvent être graves", avertit Rashid Alimov, du département de l'énergie de l'ONG.