Modifié le 14 mai 2018 à 09:00

L'Iran en tournée diplomatique pour préserver l'accord sur le nucléaire

Des voitures de la délégation diplomatique iranienne, garées devant le lieu à Pékin où a eu lieu la rencontre avec les dirigeants chinois, le 13 mai 2018.
Des voitures de la délégation diplomatique iranienne, garées devant le lieu à Pékin où a eu lieu la rencontre avec les dirigeants chinois, le 13 mai 2018. [THOMAS PETER - AFP]
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a entamé dimanche à Pékin une grande tournée diplomatique. Il veut "construire un cadre futur clair pour l'accord" nucléaire, après le retrait des Etats-Unis.

Après la capitale chinoise, où il est arrivé dimanche à la mi-journée, le ministre iranien doit se rendre à Moscou, puis à Bruxelles, où il rencontrera ses homologues français, allemand et britannique.

"La raison cruciale de cette visite est d'entamer le dialogue avec les nations qui restent dans l'accord sur le nucléaire iranien", a déclaré Mohammad Javad Zarif.

>> Écouter l'interview du politologue Hasni Abidi sur La Première dimanche:

L'Ayatollah Ahmad Janati critique la gestion de l'accord sur le nucléaire iranien de Hassan Rohani.
Abedin Taherkenareh - Keystone
Forum - Publié le 13 mai 2018

"Comportement néfaste" de l'Iran

De leur côté, les Etats-Unis veulent également discuter avec l'Union européenne. Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a affirmé qu'il comptait "travailler dur avec les Européens" afin de parvenir à un nouvel accord. "Le retrait [de l'accord] ne visait pas les Européens", a déclaré dimanche Mike Pompeo sur la chaîne Fox.

"J'espère que dans les jours et les semaines à venir, nous pourrons parvenir à un accord qui fonctionne vraiment, qui protège réellement le monde face au mauvais comportement iranien, pas juste sur leur programme nucléaire mais également leurs missiles et leur comportement néfaste", a ajouté Mike Pompeo.

Après l'annonce, le 8 mai par Donald Trump, du retrait total des Etats-Unis de l'accord et du rétablissement des sanctions contre la République islamique, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni se sont dits "déterminés à assurer la mise en oeuvre" du texte.

agences/ta

Publié le 13 mai 2018 à 19:38 - Modifié le 14 mai 2018 à 09:00