Publié le 30 avril 2018

L'Egypte s'attaque aux vendeurs à la sauvette pour rassurer les touristes

Une loi drastique vient d'être votée en Egypte pour empêcher le "harcèlement des touristes". Les vendeurs à la sauvette qui viendraient déranger les visiteurs sont désormais menacés d'une amende pouvant atteindre 500 dollars.

L’objectif des autorités est de rassurer les touristes, au moment où ceux-ci sont enfin de retour après sept ans de vaches maigres. La mesure est plutôt bien accueillie chez les touristes comme les professionnels du secteur.

Même si le montant de l'amende est sévère - 500 dollars représentent 10 fois le salaire moyen d'Un Egyptien -, cette législation est nécessaire pour l'économie égyptienne. "Ca protégera les touristes, et s'ils repartent heureux, ils reviendront", estime ainsi Alaaadine Morsi, responsable d'une agence de tourisme.

Pour autant, d'autres voix estiment que cette mesure ne suffit pas. Il faut également proposer une solution aux vendeurs pour qu'ils continuent de travailler. "On pourrait créer un espace pour ces commerçants pour qu'ils n'aient plus besoin d'aller mendier, harceler", estime Shaima Diftar, guide touristique.

Autour des pyramides de Gizah, les autorités viennent par ailleurs de fixer des règles pour certains services touristiques. Désormais, il n'y a plus besoin de négocier pour monter sur un chameau ou cheval. Le prix est désormais fixé à 10 euros par heure. Et la police veille au respect des tarifs officiels.

>> Le reportage d'Ariane Lavrilleux au Caire:

Un vendeur de souvenirs aux abords des pyramides de Gizah, dans les environs du Caire.
Youssef Boudlal - Reuters
La Matinale - Publié le 30 avril 2018

Ariane Lavrilleux/dk

Publié le 30 avril 2018