Modifié le 13 avril 2018 à 16:40

Beaucoup de pays sont trop laxistes avec l'alcool, selon une étude

L'alcool reste un problème de santé publique que certains pays sous-estiment parfois.
L'alcool reste un problème de santé publique que certains pays sous-estiment parfois. [Benoit Tessier - Reuters]
Une étude parue vendredi par The Lancet révèle que beaucoup de pays sont trop laxistes avec l'alcool, car ils émettent des recommandations de santé publique qui exposent les consommateurs à un risque sanitaire important.

Dans cette étude publiée vendredi par The Lancet, des scientifiques, épidémiologistes ou spécialistes de santé publique ont établi que le niveau de consommation sans danger exagéré était de 100 g d'alcool pur par semaine.

Cela correspond à dix verres de taille "standard": 25 cl de bière, 10 cl de vin ou 3 cl d'alcool fort. Ce niveau, le plafond du "risque de mortalité minimal", a été calculé en examinant la durée de vie et les causes d'une éventuelle mort chez environ 600'000 buveurs sujets de 83 études médicales.

Espérance de vie touchée

Parmi les pays qui devraient abaisser leurs recommandations, les auteurs citent l'Italie, le Portugal et l'Espagne. Les chercheurs évoquent à un moindre degré les Etats-Unis, le Canada ou la Suède.

L'étude dans The Lancet indique qu'à l'âge de 40 ans, on diminue son espérance de vie de six mois en consommant de 100 à 200 g d'alcool par semaine, d'un à deux ans avec 200 à 350 g, et de quatre à cinq ans avec plus de 350 g.

agences/br/ruff

Publié le 13 avril 2018 à 03:21 - Modifié le 13 avril 2018 à 16:40

La Suisse aussi trop tolérante

L'Office fédéral de la santé publique recommande aux hommes adultes en bonne santé de ne pas boire plus de deux à maximum trois verres par jour. Ce à quoi il ajoute l'importance de faire une pause d'au moins deux jours sans alcool par semaine.

Au total, l'OFSP parle donc de 5 à 10 verres pour les femmes et de 10 à 15 pour un homme par semaine. Ce qui est donc supérieur aux maxima préconisés.