Modifié le 10 avril 2018 à 06:03

La Russie avertit des "conséquences" de frappes occidentales en Syrie

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit lundi 9 avril après l'attaque chimique présumée survenue en Syrie.
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit lundi 9 avril après l'attaque chimique présumée survenue en Syrie. [Don EMMERT - AFP]
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence lundi soir après l'attaque chimique présumée en Syrie. La Russie a prévenu que des frappes aériennes occidentales auraient de "graves conséquences".

"Nous appelons les Occidentaux à renoncer à la rhétorique guerrière", a souligné à l'ONU l'ambassadeur russe Vassily Nebenzia. "Il n'y a pas eu d'attaque chimique" samedi à Douma, a-t-il ajouté, en parlant "d'absence de preuves".

Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, réclamée notamment par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, a débuté vers 21h00, heure suisse. Un vote est attendu mardi. Le trio occidental devait s'afficher uni face à la Russie pour montrer qu'il a essayé toutes les options diplomatiques avant un éventuel recours aux armes.

"Nous en sommes arrivés à un point où le monde doit voir que justice est rendue", a dit l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley. Les Etats-Unis "répondront" à cette attaque, que l'ONU décide d'agir ou pas, a-t-elle ajouté.

Mécanisme d'enquête indépendante réclamé

Un peu plus tôt, les Etats-Unis ont fait circuler un projet de résolution réclamant la création d'un nouveau "mécanisme d'enquête indépendant des Nations unies" sur le recours aux armes chimiques en Syrie. Mais un vote n'était pas attendu dans l'immédiat.

La Maison Blanche a mis en cause la "responsabilité" de la Russie et de l'Iran, estimant que le pouvoir syrien ne pouvait mener une attaque chimique "sans leur aide matérielle". Le président américain Donald Trump a promis que des "décisions majeures" seraient prises d'ici 48 heures.

>> Lire aussi: De nombreux pays condamnent l'attaque chimique présumée en Syrie

Plus de 40 morts

De son côté, le président russe Vladimir Poutine a condamné le caractère "inadmissible" des "spéculations" sur cette attaque chimique présumée. Selon Moscou, il est nécessaire d'élucider "de manière très minutieuse" ce qu'il s'est passé à Douma. L'armée russe a annoncé n'y avoir découvert aucune trace de bombardement chimique. Des médecins militaires russes ont examiné des patients admis à l'hôpital de la ville et ont conclu qu'ils ne présentaient pas de symptômes d'intoxication, a rapporté l'agence Interfax.

Selon les Casques Blancs et l'ONG médicale Syrian American Medical Society, plus de 40 personnes ont péri dans "l'attaque aux gaz toxiques" à Douma, dans la région de la Ghouta orientale que le régime est en passe de reconquérir intégralement.

>> Voir le sujet du 19h30 lundi sur l'attaque chimique présumée:

Après une attaque chimique présumée, appels à une action
19h30 - Publié le 09 avril 2018

agences/ta

Publié le 09 avril 2018 à 22:22 - Modifié le 10 avril 2018 à 06:03