Modifié le 10 avril 2018 à 08:36

"Décisions majeures" imminentes en Syrie après l'attaque chimique présumée

Après une attaque chimique présumée, appels à une action
Après une attaque chimique présumée, appels à une action 19h30 / 2 min. / le 09 avril 2018
De nombreux pays ont condamné lundi l'attaque chimique présumée de samedi à Douma en Syrie. Des "décisions majeures" seront prises sous 48 heures, a dit Donald Trump. Une réunion d'urgence est prévue lundi soir à l'ONU.

"Nous allons rencontrer les responsables militaires et tous les autres et nous prendrons des décisions majeures dans les 24/48 heures", a déclaré lundi Donald Trump. Dimanche déjà, le président américain avait promis de faire payer "le prix fort" pour le bombardement chimique de Douma, dernière ville aux mains des rebelles dans la Ghouta orientale.

"La première chose que nous avons à examiner, c'est pourquoi des armes chimiques sont encore utilisées, alors que la Russie s'était portée garante de la suppression de toutes les armes chimiques", avait dit un peu plus tôt Jim Mattis, ministre américain de la Défense. "Je n'exclus rien à l'heure actuelle", a-t-il ajouté, alors qu'on lui demandait si les Etats-Unis allaient lancer des frappes contre le régime syrien.

>> Les précisions de Philippe Revaz dans le 19h30:

Attaque Syrie: les précisions de Philippe Revaz, correspondant aux Etats-Unis, depuis New York
19h30 - Publié le 09 avril 2018

Le Conseil de sécurité se réunit

"Le gouvernement condamne cette nouvelle utilisation de gaz toxique dans les termes les plus fermes", a déclaré de son côté le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert. Et d'ajouter que "les responsables (...) devront rendre des comptes".

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a appelé à une "réponse internationale forte" et une enquête sur cette attaque.

Neuf des quinze membres du Conseil de sécurité, dont la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, ont demandé une réunion en urgence de cette instance. Elle aura lieu lundi soir.

"Inquiétude" d'Ankara

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a quant à lui dit lundi à son homologue russe Vladimir Poutine son "inquiétude" au sujet des attaques menées dans la Ghouta en Syrie.

La Chine s'est de son côté prononcée pour une enquête "exhaustive, objective et juste" sur les soupçons d'utilisation d'armes chimiques en Syrie lors du bombardement de samedi. Elle réclame que l'enquête permette de déférer les responsables devant la justice.

L'Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït et Bahreïn ont aussi fermement condamné l'attaque chimique présumée.

>> l'interview d'un ancien colonel israélien dans Forum:

La base aérienne Al-Tiyas, située entre les villes de Homs et Palmyre en Syrie.
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Forum - Publié le 09 avril 2018

La Russie appelle à la retenue

De son côté, la Russie a estimé lundi qu'il était "dangereux" de tirer des conclusions hâtives et a assuré n'avoir trouvé aucune substance chimique à Douma. "Il n'y a pour l'instant eu aucune enquête à ce sujet. Sans vérification, sans enquête, tirer des conclusions ne serait pas correct", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"La situation est véritablement tendue. Nous entendons des annonces assez menaçantes et espérons que des pays tiers ne permettront pas que se produisent des actions qui pourraient déstabiliser la situation en Syrie", a-t-il ajouté.

>> Lire aussi:  Une base militaire de l'armée syrienne frappée par des missiles

agences/mh/tmun/ta

Publié le 09 avril 2018 à 21:00 - Modifié le 10 avril 2018 à 08:36