Modifié le 09 avril 2018 à 09:20

Salve de réactions après l'attaque chimique supposée du régime syrien

Syrie: recours aux armes chimiques en question
Syrie: recours aux armes chimiques en question 19h30 / 1 min. / le 08 avril 2018
Donald Trump a dénoncé dimanche une "attaque chimique insensée". Alors que les condamnations internationales se multiplient, le régime syrien et ses alliés évoquent "des allégations". Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira lundi.

"De nombreux morts, y compris des femmes et des enfants, dans une attaque CHIMIQUE insensée en Syrie", a dénoncé Donald Trump dimanche sur Twitter après l'attaque présumée du régime syrien sur la ville rebelle de Douma samedi.

"Le président Poutine, la Russie et l'Iran sont responsables en soutenant l'animal Assad. Il faudra payer le prix fort", a-t-il encore écrit.

Réunion du Conseil de sécurité

Sous l'impulsion de la France, neuf pays ont demandé une réunion urgente lundi du Conseil de sécurité de l'ONU. La demande de cette réunion est signée de la France, des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Koweït, de la Suède, de la Pologne, du Pérou, des Pays-Bas et de la Côte d'Ivoire.

La Russie a demandé en parallèle une autre réunion du Conseil de sécurité. Contrairement à la première, elle n'a pas pour objet spécifique la Syrie et parle de "menaces sur la paix dans le monde", selon des sources diplomatiques.

L'attaque de samedi a suscité de nombreuses réactions de chancelleries, de Paris à Ankara en passant par l'Union européenne, qui ont toutes évoqué toutes des "attaques chimiques".

Dans un communiqué commun avec l'ONG médicale Syrian American Medical Society, les Casques blancs syriens  - des secouristes en zones rebelles - ont affirmé que 48 personnes avaient péri dans une attaque aux "gaz toxiques".

Les secouristes ont diffusé une vidéo montrant de nombreux corps d'hommes, femmes et enfants gisants dans le sous-sol d'une maison.

Moscou et Téhéran voient des "prétextes" pour une intervention

Le régime syrien, qui se défend d'avoir mené une attaque chimique, a dénoncé la même "rengaine ennuyeuse et pas convaincante si ce n'est pour quelques pays qui (...) soutiennent le terrorisme en Syrie".

Moscou a mis en garde dimanche Washington contre une "intervention militaire pour des prétextes fabriqués" en Syrie qui pourrait "mener aux plus lourdes conséquences", affirmant que le régime n'a pas employé d'armes chimiques à Douma.

Autre soutien du régime syrien, l'Iran a évoqué des "allégations et accusations par les Américains et certains pays occidentaux (...) prétexte pour une action militaire", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

agences/mre

Publié le 08 avril 2018 à 15:35 - Modifié le 09 avril 2018 à 09:20

Le régime annonce un accord pour Douma

Le régime syrien a annoncé dimanche un accord pour évacuer durant les prochaines 48 heures les combattants de Jaich al-Islam de Douma, dernière poche rebelle aux portes de Damas, a rapporté l'agence officielle Sana.

Le groupe rebelle n'a pas réagi dans l'immédiat à cette annonce.

Selon SANA, qui cite une "source officielle" non identifiée, les évacuations des combattants rebelles doivent se faire durant les prochaines 48 heures.

Jusqu'à présent, Jaich al-Islam, miné par des divisions internes, n'a eu de cesse de marteler sa détermination à rester dans la Ghouta.