Modifié le 14 février 2018

Le gouvernement syrien nie "posséder" des armes chimiques

Une attaque aux gaz chimiques aurait eu lieu début février à Saraqeb.
Une attaque aux gaz chimiques aurait eu lieu début février à Saraqeb. [Omar Haj Kadour - AFP]
Le régime de Damas a nié mercredi "posséder" des armes chimiques, estimant que leur utilisation était "immorale et inacceptable, quel que soit le contexte", au lendemain d'une mise en garde de la France.

"Le gouvernement syrien nie catégoriquement posséder (...) des armes chimiques. Nous considérons l'utilisation de ces armes immorale et inacceptable, quel que soit le contexte", a indiqué le vice-ministre des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad, cité par l'agence oficielle Sana.

Mardi soir, le président Emmanuel Macron avait assuré que la France mènerait des frappes en Syrie si elle avait "des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils" par le régime.

>> Lire: Emmanuel Macron réaffirme sa ligne rouge sur les armes chimiques en Syrie

Plusieurs cas de suffocation

Ces dernières semaines, la France et les Etats-Unis ont tiré la sonnette d'alarme à plusieurs reprises concernant l'utilisation présumée par le régime d'armes chimiques, depuis le début du conflit syrien en 2011.

L'une de ces attaques aurait eu lieu début février à Saraqeb, localité de la province d'Idleb, contrôlée par les djihadistes et les rebelles, où 11 cas de suffocation ont été rapportés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

afp/kg

Publié le 14 février 2018 - Modifié le 14 février 2018