Modifié le 09 février 2018 à 14:45

La Chambre des représentants met fin au "shutdown" aux Etats-Unis

Vue sur le Capitole à Washington, à la veille de l'entrée en vigueur du "shutdown".
Vue sur le Capitole à Washington. [EPA/Jim Lo Scalzo - Keystone]
Le deuxième "shutdown" en trois semaines aux Etats-Unis n'aura été que de courte durée. Après le Sénat, la Chambre des représentants du Congrès américain a voté vendredi un accord sur le budget fédéral.

Après cette approbation par le Congrès, le texte a été ratifié par Donald Trump, selon un message publié sur Twitter par le président américain. Ultime étape qui s'est traduite par la fin du "shutdown", soit la paralysie partielle de l'administration fédérale par manque de financement.

Au Sénat, le scrutin avait été bloqué pendant plusieurs heures par Rand Paul, un républicain, qui s'opposait notamment au relèvement du plafond de la dette américaine.

La présidence du Sénat avait dû suspendre la séance à minuit (06h00 en Suisse) pour en ouvrir une nouvelle une minute plus tard et convoquer un vote. Celui-ci s'est conclu par une large approbation (71 voix contre 28).

>> Le point sur ce bref "shutdown" dans La Matinale:

Sénateurs américains, dont le républicain Rand Paul (premier plan), dans les couloirs du Capitole à Washington lors du débat sur le budget.
Jim Lo Scalzo - EPA/Keystone
La Matinale - Publié le 09 février 2018

Un accord au préalable entre démocrates et républicains

Démocrates et républicains avaient pourtant trouvé mercredi un terrain d'entente sur les montants des budgets 2018 et 2019. L'accord offre à Donald Trump la possibilité de tenir une des promesses de campagne, le gonflement du budget militaire, en augmentant le plafond de la dette jusqu'en mars 2019.

L'opposition démocrate a de son côté obtenu une augmentation comparable pour les dépenses non militaires comme la lutte contre les opiacés, la couverture maladie des enfants pauvres, les investissements dans les infrastructures, ou une aide de 90 milliards de dollars pour les Etats ravagés par les ouragans et incendies en 2017.

Mais des républicains estiment que le texte va considérablement augmenter la dette du pays, alors qu'une loi sur une baisse massive des impôts vient d'être votée. Les démocrates grondent, eux, car l'accord ne mentionne pas la régularisation des centaines de milliers de clandestins appelés "Dreamers".

agences/jc/tmun

Publié le 09 février 2018 à 11:58 - Modifié le 09 février 2018 à 14:45