Modifié le 21 janvier 2018 à 15:13

La nouvelle force de sécurité en Syrie formée par les Américains fâche Ankara

Un poste militaire turc situé au bord de l'Euphrate, à la frontière entre Syrie et Turquie.
Un poste militaire turc situé au bord de l'Euphrate, à la frontière entre Syrie et Turquie. [Umit Bektas - Reuters]
La coalition sous commandement américain a annoncé dimanche travailler avec ses alliés des Forces démocratiques syriennes (FDS) à la formation d'une nouvelle force frontalière, ce qui a provoqué la colère de la Turquie.

Le porte-parole de la présidence turque a jugé dimanche "inacceptable" la constitution de cette force, qui devrait être en bonne partie composée de miliciens Kurdes syriens des Unités de protection populaire (YPG).

Les YPG sont considérées par Ankara comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le mouvement séparatiste kurde de Turquie, qualifié d’organisation terroriste.

"Les Etats-Unis prennent des initiatives inquiétantes pour légitimer cette organisation et l'installer dans la région. Il est impossible de l'accepter", a-t-il déclaré.

Menace d'offensive

Peu après, le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé de lancer "dans les jours à venir" une offensive sur la ville d'Afrin, dans le nord de la Syrie, tenue par les YPG. 

Depuis la fin de l'opération visant à repousser le groupe Etat islamique (EI) dans cette région, le président turc avait déclaré à plusieurs reprises qu'Afrin devrait être nettoyée des "terroristes".

afp/reuters/prz

Publié le 14 janvier 2018 à 19:33 - Modifié le 21 janvier 2018 à 15:13