Modifié le 02 décembre 2017 à 19:18

Un concert à Barcelone pour soutenir les indépendantistes incarcérés

Des dizaines de milliers de personnes ont brandi des banderoles demandant la "liberté pour les prisonniers politiques" lors d'un concert dans un stade de Barcelone.
Des dizaines de milliers de personnes ont brandi des banderoles demandant la "liberté pour les prisonniers politiques" lors d'un concert dans un stade de Barcelone. [Santi Palacios - AP Photo]
Des dizaines de milliers de personnes ont assisté samedi dans un stade de Barcelone à un concert de soutien aux huit ex-dirigeants et aux deux chef d'associations indépendantistes catalans incarcérés.

Les spectateurs réunis dans le stade olympique Lluis Companys répondent à l'appel d'une puissante association indépendantiste, l'Assemblée nationale catalane (ANC).

Ils brandissent des banderoles jaunes sur lesquelles est inscrit en catalan et en anglais "République de Catalogne - Liberté - prisonniers politiques", selon les images diffusées en direct sur internet.

L'objectif de l'événement est de "recueillir des contributions pour la caisse de solidarité en soutien aux prisonniers politiques catalans", selon l'ANC, qui vendait les billets entre 10 et 30 euros.

Environ 50'000 personnes

"On peut estimer qu'il y aura environ 50'000 personnes", proche de la capacité totale du stade (55'000 places), a assuré un porte-parole de l'ANC, expliquant que 45'000 billets avaient été écoulés en pré-vente.

Depuis le milieu d'après-midi, une quarantaine d'artistes se succèdent sur scène. Les morceaux sont entrecoupés de discours de proches des détenus ou de lettres écrites par ceux-ci.

afp/jvia

Publié le 02 décembre 2017 à 19:08 - Modifié le 02 décembre 2017 à 19:18

Deux chefs d'associations et huit dirigeants en prison

Le chef de file de l'ANC Jordi Sanchez fait partie des prisonniers, de même que Jordi Cuixart, patron de l'autre grande association indépendantiste catalane, Omnium Cultural.

En outre, huit membres du gouvernement catalan, destitués fin octobre par Madrid après la proclamation d'indépendance du parlement régional, sont en détention provisoire dans le cadre d'une enquête pour "rébellion" et "sédition". Parmi eux, l'ancien vice-président catalan Oriol Junqueras.

Ils sauront lundi si leur demande de remise en liberté a été acceptée par le juge de la Cour suprême en charge de l'instruction, qui les a interrogés