Modifié le 29 octobre 2017 à 17:15

Washington attend les premières inculpations dans l'affaire russe

Robert Mueller est chargé de mener les investigations sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle.
Robert Mueller est chargé de mener les investigations sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle. [Joshua Roberts - Reuters]
Adversaires et alliés de Donald Trump attendaient dimanche avec fébrilité la confirmation officielle de la première inculpation dans l'affaire russe par le procureur spécial Robert Mueller, dont on ignore encore les cibles.

Le président républicain, dans une série de tweets, a une nouvelle fois dénoncé une "chasse aux sorcières" et réfuté la moindre "collusion" avec la Russie durant la campagne présidentielle de l'an dernier.

"Toutes ces histoires 'russes' juste quand les républicains s'attaquent à une baisse et réforme historiques des impôts. Est-ce une coïncidence? NON!" a-t-il tweeté.

La chaîne CNN, suivie ensuite par d'autres médias, a révélé que l'équipe de Robert Mueller avait inculpé au moins une personne vendredi et pourrait procéder à une interpellation dès lundi. Depuis, aucun responsable n'a confirmé ou infirmé l'information, et on ignorait si cette personne était proche ou non de Donald Trump.

L'équipe de Robert Mueller restant muette, le ou les chefs d'inculpation restent également mystérieux.

>> Lire aussi: Premières inculpations dans le cadre de l'enquête russe aux Etats-Unis

Une nouvelle étape

La ou les inculpations de lundi marqueront le franchissement d'une nouvelle étape de l'enquête de Robert Mueller, nommé en mai dernier pour reprendre en main l'enquête sur les ingérences russes dans la campagne de 2016, et établir l'existence ou non d'une collusion avec l'équipe du candidat républicain.

Cette accélération des investigations intervient à l'approche du premier anniversaire de l'élection de Donald Trump le 8 novembre 2016.

afp/mre

Publié le 29 octobre 2017 à 16:51 - Modifié le 29 octobre 2017 à 17:15

Contre-feux allumés par l'équipe Trump

Le dirigeant américain, aidé par plusieurs élus républicains et une partie du monde conservateur, tente de déplacer l'affaire du terrain judiciaire au terrain politique.

Il a allumé des contre-feux visant les démocrates et Hillary Clinton, accusée elle-même de collusion avec la Russie lors de la vente de la société canadienne Uranium One, détenant des mines américaines, au groupe public russe Rosatom en 2010.

La révélation que le camp Clinton et le parti démocrate avaient financé une enquête privée sur Donald Trump, et compilée dans un "dossier" sulfureux, a aussi fait couler beaucoup d'encre dans le camp conservateur.