Modifié le 28 octobre 2017 à 09:21

Premières inculpations dans le cadre de l'enquête russe aux Etats-Unis

Le procureur spécial dans l'enquête sur l'ingérence russe, Robert Mueller
Le procureur spécial dans l'enquête sur l'ingérence russe, Robert Mueller [Andrew Harnik - Keystone]
Aux Etats-Unis, les premières mises en accusation dans le cadre de l'enquête du procureur spécial sur la supposée ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016 ont été approuvées par un grand jury, selon CNN.

La chaîne d'information ne précise ni les personnes concernées, ni les chefs d'accusation qui auraient été retenus.

"Un grand jury fédéral de Washington DC a approuvé vendredi les premières inculpations dans l'enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller", a indiqué CNN, précisant que "ces actes d'accusation sont toujours sous scellés, sur ordre du juge fédéral". Les accusations pourraient être rendues publiques dès lundi.

Investigations au coeur du pouvoir

"Le procureur spécial est autorisé à engager des poursuites à l'égard des crimes fédéraux résultant de l'enquête sur ces sujets", avait déclaré en mai l'adjoint au ministre américain de la Justice en nommant Robert Mueller au poste.

Ce dernier examine notamment les circonstances qui ont conduit à la démission du premier conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, au renvoi de l'ex-directeur du FBI James Comey et à une rencontre entre Donald Trump et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

agences/ruff

Publié le 28 octobre 2017 à 07:13 - Modifié le 28 octobre 2017 à 09:21

Les agences de renseignement unanimes

Les agences de renseignement américaines ont conclu en janvier à l'ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle en vue de favoriser la victoire de Donald Trump face à la candidate démocrate Hillary Clinton.

Elles invoquent notamment une campagne de piratage, la publication d'emails démocrates embarrassants et des actions de propagande sur les réseaux sociaux.

Volet financier

Dans l'entourage du procureur, on déclare qu'il a fait usage de son autorité pour mener l'enquête sur les liens financiers entre certains conseillers de Donald Trump et des gouvernements étrangers, dont la Russie et la Turquie.

L'enquête porterait également sur des soupçons de blanchiment d'argent, d'évasion fiscale et d'autres crimes financiers.