Publié le 06 octobre 2017

En Syrie, les forces du régime entrent à Mayadine, fief du groupe EI

Depuis que la ville syrienne de Raqa (ici en image) est pilonnée par la coalition internationale, beaucoup de combattants du groupe EI ont trouvé refuge à Mayadine.
Depuis que la ville syrienne de Raqa (ici en image) est pilonnée par la coalition internationale, beaucoup de combattants du groupe EI ont trouvé refuge à Mayadine. [Erik De Castro - Reuters]
Les forces du régime syrien sont entrées vendredi dans la ville de Mayadine, l'un des derniers bastions du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, à la faveur d'une vaste offensive soutenue par l'aviation russe.

Mayadine a été décrite vendredi par une source militaire syrienne comme la "capitale sécuritaire et militaire" de l'EI dans la province pétrolière de Deir Ezzor (est), dont la capitale éponyme est aussi sous le coup d'une offensive contre les djihadistes.

"Avec le soutien de l'aviation russe, les forces du régime sont entrées à Mayadine, et contrôlent des bâtiments dans l'ouest de la ville", a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Refuge pour les djihadistes qui ont fui Raqa

C'est notamment à Mayadine et Boukamal, deux villes situées dans la vallée de l'Euphrate qui s'étend jusqu'à la frontière irakienne, que les djihadistes ayant fui Raqa (nord), où l'EI est acculé dans son dernier carré, ont trouvé refuge.

La ville de Raqa (nord) est en effet la cible d'une offensive menée par les Forces démocratiques syriennes (FDS), des combattants kurdes et arabes soutenus par une coalition internationale conduite par Washington.

afp/ther

Publié le 06 octobre 2017

Objectif, le champ pétrolier d'Al-Omar

Pour la source militaire syrienne, la perte de la ville représenterait un "coup sévère" pour l'organisation ultraradicale.

L'un des objectifs des forces du régime est d'arriver jusqu'au champ pétrolier d'Al-Omar, au nord-est de Mayadine, selon l'OSDH.

Avant d'être détruit en octobre 2015 par des raids de la coalition internationale, ce champ pétrolier rapportait aux jihadistes entre 1,7 et 5,1 millions de dollars par mois, selon la coalition.