Modifié le 03 octobre 2017

Quatre personnes interpellées en lien avec le double meurtre de Marseille

Des officiers de police montent la garde devant la gare Saint-Charles de Marseille.
Des officiers de police montent la garde devant la gare Saint-Charles de Marseille. [Sébastien Nogier - Keystone]
Quatre personnes ont été interpellées mardi à Marseille, première importante progression de l'enquête ouverte sur le profil et le parcours d'un Tunisien de 29 ans qui a tué deux jeunes cousines dimanche.

Les quatre personnes, qui ont toutes été en relation avec le suspect, ont été "placées en garde à vue pour association de malfaiteurs terroriste criminelle", ont précisé des sources judiciaires.

L'homme qui a tué dimanche deux femmes à la gare de Marseille avec un couteau, au cri d'"Allah Akbar!", avant d'être abattu par des militaires en patrouille, a été formellement identifié comme étant un Tunisien de 29 ans, a annoncé le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb.

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L'enquête a exploité les données du téléphone mobile de l'assaillant, notamment pour savoir s'il avait des connaissances en France et était en lien avec la mouvance radicale.

Les investigations ont notamment permis d'établir qu'il avait écouté sur internet des chants religieux islamiques, selon une autre source proche de l'enquête.

Pour autant, la revendication par le groupe jihadiste Etat islamique, quelques heures après l'attaque, posait encore "vraiment question" mardi matin "car aucun élément ne relie l'assaillant à l'organisation" ultraradicale à ce stade, selon la même source.

reuters/afp/jc

Publié le 03 octobre 2017 - Modifié le 03 octobre 2017

Nouvelle loi antiterroriste

Les députés français ont adopté mardi à une large majorité une nouvelle loi antiterroriste, un texte critiqué par les défenseurs des libertés publiques qui vise à lutter contre la menace terroriste dans un pays frappé par une série d'attentats depuis 2015.

Cette loi a été approuvée en première lecture par 415 voix contre 127 et 19 abstentions. Les députés doivent maintenant trouver un compromis avec les sénateurs, qui avaient légèrement restreint le texte, en vue d'une adoption définitive d'ici la mi-octobre.