Modifié le 28 septembre 2017

25 millions d'avortements dangereux par an dans le monde, selon l'OMS

Un examen par ultrason d'une femme enceinte (image prétexte)
Un examen par ultrason d'une femme enceinte (image prétexte) [Christian Beutler - Keystone]
Chaque année, 25,5 millions d'avortements dans le monde ne se déroulent pas dans des conditions de sécurité suffisantes. Le risque concerne surtout les femmes originaires d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) tire la sonnette d'alarme dans une étude parue jeudi dans la revue The Lancet. Les auteurs y ont évalué les pratiques d’avortement et les ont classées en trois catégories.

Quelque 55% (30,6 millions) des avortements pratiqués entre 2010 et 2014 sont considérés comme sûrs, c'est-à-dire réalisés par un personnel formé et selon une méthode recommandée par l’OMS.

Méthodes risquées

Ceux réalisés par un personnel formé mais avec une méthode datée, ou à l'inverse avec des moyens sûrs, mais en l'absence de personnel compétent représentent 30,7% des avortements (17,1 millions).

Enfin, on trouve les avortements "les moins sûrs" (14,4%, soit 8 millions), réalisés par des gens qui ne sont pas formés et utilisent des méthodes dangereuses et/ou invasives (ingestion de substances caustiques, insertion de corps étrangers, utilisation de breuvages traditionnels...).

ats/yza

Publié le 28 septembre 2017 - Modifié le 28 septembre 2017

Pays en développement touchés

Au total, 97% des cas d'IVG dangereuses sont observées dans les pays en développement en Afrique, en Asie et en Amérique latine, selon les chiffres qui portent sur 2010 à 2014.

"Davantage d'efforts sont nécessaires" en particulier dans ces régions "pour garantir un accès à la contraception et à des avortements sûrs", affirme une spécialiste de la santé reproductive à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Bela Ganatra.