Modifié le 27 septembre 2017 à 12:07

L'Alabama inflige un camouflet à Donald Trump en élisant Roy Moore

Quand Donald Trump mise sur le mauvais cheval
Quand Donald Trump mise sur le mauvais cheval L'actu en vidéo / 1 min. / le 27 septembre 2017
Les électeurs de l'Alabama ont désigné mardi l'ultraconservateur Roy Moore comme candidat républicain à un poste de sénateur, infligeant un revers à Donald Trump et aux dirigeants du parti qui soutenaient son adversaire.

Alors que Donald Trump et les dirigeants républicains avaient mis tout leur poids derrière le sénateur sortant Luther Strange, les républicains de l'Alabama lui ont préféré le controversé Roy Moore.

"Grâce à vous, ce soir l'establishment a été battu dans l'Alabama!" s'est félicité le vainqueur.

"Félicitations à Roy Moore pour sa victoire", a rapidement tweeté Donald Trump. "Luther Strange a commencé loin et est bien remonté. Roy, gagne en décembre!", a-t-il ajouté, l'élection sénatoriale contre le candidat démocrate ayant lieu en décembre.

Un catholique ultraconservateur

Roy Moore, 70 ans, est notamment connu pour avoir été écarté à deux reprises de la présidence de la Cour suprême de l'Alabama: en 2003 pour avoir refusé de retirer une stèle représentant les Dix Commandements dans l'enceinte du bâtiment et en 2016 pour avoir refusé la reconnaissance du mariage gay par la Cour suprême.

Ce magistrat, qui est allé voter à cheval, s'est aussi illustré durant la campagne en brandissant une arme pendant un meeting.

agences/boi

Publié le 27 septembre 2017 à 08:07 - Modifié le 27 septembre 2017 à 12:07

Soutenu par Steve Bannon

Paradoxe de ce scrutin, des figures du "trumpisme" ont soutenu Roy Moore, à commencer par Steve Bannon, ex-conseiller de Donald Trump évincé en août de la Maison Blanche, et qui s'est donné comme mission de sauver le trumpisme originel d'un dévoiement par les républicains traditionnels.

Pour Steve Bannon, patron du site Breitbart, et ses alliés, la victoire du magistrat controversé est une démonstration de leur pouvoir et un avertissement avant les primaires du printemps prochain, en vue des législatives de novembre 2018.

Intervenant en Alabama mardi, il s'est vanté d'avoir lancé une "révolution" qui s'étendra "d'Etat en Etat", promettant une armée de "gens suivant le modèle de Roy Moore, qui n'ont pas besoin de lever de l'argent auprès des élites, des capitalistes et des gros bonnets de Washington, New York et la Silicon Valley".