Modifié le 14 septembre 2017

Craintes en Tunisie après l'adoption d'une loi d'amnistie de fonctionnaires

Des personnes ont manifesté mercredi contre la loi d'amnistie de fonctionnaires impliqués impliqués dans la corruption.
Des personnes ont manifesté mercredi contre la loi d'amnistie de fonctionnaires impliqués impliqués dans la corruption. [Zoubeir Souissi - Reuters]
La société civile et l'opposition tunisiennes ont exprimé leur inquiétude pour la transition démocratique de leur pays, après l'adoption d'une loi controversée d'amnistie de fonctionnaires impliqués dans la corruption sous Ben Ali.

L'approbation de la législation mercredi soir à l'issue d'une journée houleuse au Parlement intervient en outre dans la foulée d'un vaste remaniement lors duquel d'anciens ministres du président déchu Zine El Abidine Ben Ali ont rejoint le gouvernement.

Ce remaniement a été perçu comme un renforcement de la mainmise du président Béji Caïd Essebsi sur le gouvernement, à l'approches d'échéances électorales, municipales en décembre, législatives et présidentielle dans deux ans.

Texte revu

Face au tollé et à la mobilisation de la rue ces deux dernières années, le texte a été revu pour ne concerner que les fonctionnaires accusés d'être impliqués dans des faits de corruption administrative et n'ayant pas touché de pots-de-vin.

Pour défendre la loi, la présidence a invoqué l'économie, disant vouloir "libérer les énergies" au sein d'une administration frileuse.

afp/hend

Publié le 14 septembre 2017 - Modifié le 14 septembre 2017