Modifié le 15 septembre 2017

L'Ecole suisse d'archéologie en Grèce découvre un temple sur l'île d'Eubée

Grèce: des archéologues suisses ont découvert un temple perdu
Grèce: des archéologues suisses ont découvert un temple perdu 19h30 / 2 min. / le 15 septembre 2017
L'Ecole suisse d'archéologie en Grèce (ESAG) a mis à jour le sanctuaire de la déesse Artemis Amarynthos sur l'île d'Eubée. Son temple, encore enfoui sous des tonnes de terre, offrira des informations capitales sur la civilisation grecque.

Depuis 10 ans, ces archéologues suisses ont fouillé sans relâche à la recherche de ce temple perdu de la déesse Artemis, la soeur du dieu Apollon - l'une des trois divinités vénérées à l'île d'Eubée.

Les Suisses étaient même persuadés depuis 50 ans que, quelque part en Eubée, ce temple existait, se basant sur plusieurs textes anciens et d'autres indices découvert dans leurs fouilles.

Un portique sous une maison

L'équipe dirigée par le professeur Karl Robben et le fouilleur Tobias Krapf a désormais enfin mis au jour ce sanctuaire sous une maison de la région d'Erétrie. Ils y ont découvert le portique du sanctuaire et des bâtiments qui prouvent qu'il s’agit d'un lieu important et non pas d'un simple lieu de sacrifice.

Des murs de bâtiments, des objets de cultes et surtout des tuiles frappées du seau "Artemidos" prouvent aussi qu'il y avait en ces lieux des bâtiments dédiés à la déesse et recouverts de tuiles uniques.

Une statue imposante à déterrer

Le temple lui-même et la statue de la déesse attendent d'être mis au jour, enfouis sous des tonnes de terre. Les archéologues suisses aidés de leur collègues grecs veulent maintenant le reconstituer avec ses dépendances. Et trouver la statue d'Artemis Amarynthos, qu'ils imaginent grande et imposante, à l'image de son culte qui rayonnait dans toute la région.

Ce temple est par ailleurs le dernier connu, localisé, mais non découvert de la Grèce continentale. Une découverte qui offrira des informations capitales sur la civilisation et les coutumes de l'époque.

>> L'interview de Pierre Ducrey:

Angélique Kourounis/jzim

Publié le 07 septembre 2017 - Modifié le 15 septembre 2017

5000 m2 de terrains achetés pour les recherches

Les recherches ont nécessité beaucoup de temps car l'Ecole suisse d'archéologie a dû acheter près de 5000 m2 de terrains, dont certains étaient bâtis. Il a donc fallu trouver les financements, notamment grâce au soutien de la Confédération et de fonds privés.

Des discussions ont aussi été menées avec la population afin de procéder à l'amiable, pour au final mener cette entreprise dans le respect des règles.

La population d'Erétrie a pour sa part pu découvrir mercredi l'étendue des fouilles présentée par l'équipe d'archéologues.