Modifié le 03 septembre 2017 à 20:46

La Corée du Nord annonce avoir mené un essai de puissante bombe nucléaire

La Corée du Nord a testé une bombe H. La condamnation est unanime
La Corée du Nord a testé une bombe H. La condamnation est unanime 19h30 / 2 min. / le 03 septembre 2017
La Corée du Nord a annoncé dimanche avoir testé une bombe à hydrogène capable d'être embarquée sur un missile à longue portée. De la Russie à la Chine, via la France, l'essai a suscité une vive condamnation.

La Corée du Nord a testé dimanche une bombe à hydrogène, un essai qui s'est révélé être une "réussite parfaite", ont rapporté les médias officiels qui ajoutent que l'engin peut être monté sur ses missiles à longue portée.

Quelques heures après le sixième essai nucléaire nord-coréen, une présentatrice de la Télévision centrale coréenne a déclaré: "Le test de la bombe à hydrogène était une réussite parfaite."

Tests de radiation

Auparavant, le ministre japonais des Affaires étrangères Taro Kono avait déclaré que le séisme détecté par plusieurs agences internationales était un essai nucléaire. Il avait aussi annoncé avoir déployé trois avions militaires pour procéder à des tests de radiation.

Si la Corée du Nord "a réalisé un essai nucléaire, c'est absolument inacceptable", a réagi le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

Cinq fois Nagasaki

L'institut géologique américain USGS a fait état d'une secousse tellurique de magnitude 6,3 survenue à 03h30 GMT (5h30 suisses), l'imputant à une possible "explosion" en Corée du Nord. La déflagration a été localisée près du principal site de tests atomiques nord-coréens, Punggye-ri.

Le président de la commission de la défense du Parlement sud-coréen a déclaré que cette secousse tellurique était le résultat d'une explosion de 100 kilotonnes, ce qui représente quatre à cinq fois la puissance de la bombe larguée par les Américains en 1945 sur la ville japonaise de Nagasaki.

Deuxième secousse

Une deuxième secousse d'une magnitude 4,6 a par ailleurs secoué la Corée du Nord moins de dix minutes après la première secousse, a indiqué le Centre chinois de surveillance sismologique. Elle serait due à "un affaissement".

Les précédents essais nucléaires nord-coréens avaient tous entraîné des secousses telluriques détectées par les agences géologiques étrangères. Le dernier essai nucléaire nord-coréen date de septembre 2016. Il avait été le plus puissant des cinq tests conduits par Pyongyang depuis 2006.

La Corée du Nord a affirmé dimanche, peu avant le séisme, avoir développé une nouvelle arme nucléaire dotée d'une "grande puissance destructrice". Elle a ajouté que son dirigeant Kim Jong un avait inspecté une bombe à hydrogène destinée à être chargée sur un missile intercontinental.

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agences/mcat

Publié le 03 septembre 2017 à 10:58 - Modifié le 03 septembre 2017 à 20:46

"Vigoureuses condamnations" à travers le monde

- Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a qualifié l'essai nucléaire auquel la Corée du Nord a procédé dimanche d'acte "extrêmement regrettable" effectué "au mépris complet" des exigences internationales.

- La Chine a "condamné vigoureusement" le nouvel essai nucléaire effectué dimanche par la Corée du Nord, tout en exhortant Pyongyang à "cesser d'aggraver la situation" avec des "gestes qui ne servent pas ses intérêts".

- La Russie a estimé dimanche que le nouvel essai nucléaire nord-coréen "mérite la plus forte condamnation" tout en lançant un appel au calme.

- La Corée du Sud, par la voix de son président Moon Jae-In, a demandé "la punition la plus forte" contre la Corée du Nord, y compris de nouvelles sanctions de l'ONU.

- Quant à la France, elle a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à réagir "rapidement" à l'essai nucléaire annoncé par la Corée du Nord, que le président Macron condamne "avec la plus grande vigueur".

Le site militaire de Punggye-Ri