Modifié le 20 août 2017

La Chine doit en faire plus pour l'environnement, selon l'ONU

Une jeune femme se couvre le visage pour se protéger de la pollution à Pékin.
Une jeune femme se couvre le visage pour se protéger de la pollution à Pékin. [Andy Wong - AP/Keystone]
La Chine, plus gros pollueur mondial, a un "gros travail" à faire dans la lutte internationale contre le changement climatique. C'est l'opinion exprimée mercredi par le chef du programme environnemental de l'ONU.

Le monde se trouve dans une "phase de transformation" entre énergie fossile et énergie renouvelable et Pékin a un rôle vital à jouer, a déclaré Erik Solheim, chef du programme environnemental de l'ONU.

"La Chine a un gros travail devant elle pour passer de manière fondamentale du charbon à ces nouvelles technologies très prometteuses", a ajouté le responsable.

Le danger d'une technologie "démodée"

Plus grand pollueur mondial, la Chine est également le premier investisseur dans les énergies renouvelables comme le solaire ou l'éolien. Selon la presse, elle a annulé cette année plus de 100 projets de centrales à charbon. Mais 62% de sa production électrique provient toujours de cette matière fossile génératrice de gaz à effet de serre.

"S'enfermer dans cette technologie démodée est très dangereux", a ajouté Erik Solheim, en visite à Séoul pour rencontrer les autorités et des hommes d'affaires.

ats/tmun

Publié le 09 août 2017 - Modifié le 20 août 2017

Une pollution "exportée" à l'étranger

D'après l'ONG environnementale allemande Urgewald, environ 250 entreprises chinoises sont impliquées dans près de la moitié des 1600 projets de centrales au charbon dont la construction est lancée ou prévue à l'échelle mondiale, y compris au Pakistan ou en Egypte qui ne brûlent actuellement quasiment pas de charbon.

La Chine investit massivement dans des projets de centrales à charbon à l'étranger dans le cadre de son programme d'infrastructures dit des "Nouvelles routes de la Soie". Ce qui a fait dire à ses détracteurs qu'elle exporte sa pollution dans des pays plus pauvres.

Volonté de respecter l'accord de Paris

Depuis la décision en juin de Donald Trump de sortir les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat, Pékin proclame sa volonté de respecter ce pacte et de doper le développement des énergies propres.

D'après les analystes, la décision du président américain offre à la Chine l'occasion de renforcer sa crédibilité et son poids diplomatique avant de futures négociations. Pékin a répété maintes fois qu'il voulait réduire sa dépendance au charbon, alors que la qualité de l'air s'est encore dégradée dans les principales villes chinoises depuis le début de l'année.