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Le navire anti-immigrants C-Star est immobilisé à Chypre-Nord

Photo d'archive du C-Star prise en 2012 lorsqu'il portait encore le nom Suunta. Aujourd'hui le C-Star est en route pour s'interposer aux opérations de sauvetage de migrants menées par des ONG en Méditerranée. [Dietmar Hasenpusch - DPA - AFP]
Le navire anti-immigrants C-Star est immobilisé à Chypre-Nord / Le Journal du matin / 1 min. / le 27 juillet 2017
Les autorités chypriotes turques ont immobilisé mercredi le C-Star, un navire affrété par des militants d'extrême droite pour lutter contre l'immigration clandestine vers l'Europe. Le capitaine a été arrêté.

Le capitaine du navire et son second ont été interpellés, alors que le bateau a été immobilisé au port chypriote turque de Famagouste, dans l'est de l'île méditerranéenne, a rapporté le journal Kibris Postasi.

Les deux hommes sont soupçonnés de détenir de "faux documents", a ajouté le quotidien sans donner plus de détails.

Un identitaire genevois à la manoeuvre

Le navire est affrété par le réseau européen Génération identitaire (GI) et en particulier ses antennes française, italienne et allemande, pour l'opération "Defend Europe" ("Défendons l'Europe").

Dimanche, le SonntagsBlick rapportait que "Defend Europe" était coordonnée par Jean-David Cattin, un identitaire genevois de 32 ans, qui a servi comme premier lieutenant dans l'armée suisse, avant d'être suspendu il y a cinq ans.

>> Lire aussi: Un Genevois coordonne l'opération contre l'immigration en Méditerranée

Déjà immobilisé une première fois

Selon les militants d'extrême droite, le bateau, qui a quitté Djibouti début juin, avait déjà été bloqué une semaine au canal de Suez après que des ONG eurent accusé son propriétaire "d'avoir transporté des migrants, ce qui est totalement faux", dans une tentative d'empêcher la mission.

Une fouille des autorités égyptiennes n'a finalement rien donné, a déclaré Clément Galant, le responsable de l'antenne française. Selon lui, ces ONG ont fait à nouveau "pression" lors de l'arrivée à Chypre. Clément Galant a expliqué que les Sri-Lankais se trouvant à bord du bateau y étaient en formation, et qu'ils avaient dû le quitter. "Ce ne sont pas des clandestins, c'est une vaste blague."

afp/ta

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