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Accord trouvé entre les deux camps rivaux sur la tenue d'élections en Libye

Le Premier ministre du gouvernement libyen d'union nationale Fayez al-Sarraj (à gauche) et le général Khalifa Haftar (à droite) se serrent la main, sous les yeux du président français Emmanuel Macron. [Jacques Demarthou - AFP]
Accord trouvé entre les deux camps rivaux sur la tenue d'élections en Libye / Le Journal du matin / 4 min. / le 26 juillet 2017
Au terme d'une rencontre organisée sous l'égide du président français Emmanuel Macron, les chefs des deux camps rivaux en Libye se sont mis d'accord sur des élections "au printemps" 2018. Un cessez-le-feu a également été négocié.

Il s'agit de la première déclaration agréée à la fois par le Premier ministre du gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU, Fayez al-Sarraj, et par le général Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est du pays.

Les deux frères ennemis se sont rencontrés pendant plus d'une heure au château de La Celle-Saint-Cloud, près de Paris, en présence d'Emmanuel Macron et de l'émissaire spécial de l'ONU pour la Libye Ghassan Salamé.

"Courage historique"

Dans la déclaration commune en dix points - agréée mais non signée par les deux parties - les deux dirigeants soulignent que la solution à la crise ne peut être que politique et passer par un processus de réconciliation nationale associant tous les Libyens. Emmanuel Macron a salué "le courage historique" des deux rivaux, insistant sur le fait que "la guerre civile n'avait rien d'inéluctable".

Peu avant le début de la rencontre, un projet de déclaration a été diffusé par la présidence française. L'Elysée a vite précisé que le texte avait été "envoyé prématurément" et qu'il ne s'agissait pour l'heure que d'un "document de travail". Lequel s'est en fin de compte avéré conforme à la déclaration commune.

Pays effondré

La Libye est plongé dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi, en 2011. Il est aussi devenu une plaque tournante des réseaux de passeurs et de trafiquants.

Le gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj est soutenu par l'ONU et s'est installé à Tripoli. Mais il reste contesté par le parlement de Tobrouk, et peine à unifier les différentes forces politiques derrière lui.

afp/reuters/mre/ta

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