Modifié le 20 juillet 2017 à 22:19

L'enquête sur la Russie tire les fils de dix ans d'affaires de Donald Trump

Ex-directeur du FBI, le procureur Robert Mueller est en charge de l'enquête.
Ex-directeur du FBI, le procureur Robert Muller est en charge de l'enquête. [Andrew Harnik - AP/Keystone]
Selon Bloomberg, le procureur spécial chargé de l'enquête sur l'ingérence lors de l'élection américaine remonte sur plusieurs années les affaires commerciales de Donald Trump et de ses proches.

Le procureur Robert Mueller, nommé pour diriger une enquête indépendante sur les ingérences russes dans la campagne, a étendu ses recherches aux transactions liées aux affaires de Donald Trump et de ses associés, affirme jeudi Bloomberg, citant une source proche du dossier.

Le président américain avait affirmé mercredi dans une interview accordée au New York Times qu'il considérerait que toute recherches étendues au-delà des supposées ingérences russes dans le processus électoral américain se situeraient "hors limites".

>> Lire aussi: Donald Trump fête ses six mois de présidence en désavouant un ministre

Selon la même source, les enquêteurs du FBI tirent actuellement les fils de plus de dix ans de business immobiliers, dont la vente d'une maison à Palm Beach en 2008 à l'oligarque russe Dmitri Rybolovlev - que certains estiment surévaluée. Organisé à Moscou, le concours de Miss Univers 2013, qui appartenait alors au milliardaire américain, intéresse aussi le procureur.

Toujours selon Bloomberg, les agents enquêtent également sur les affaires liées à la Bank of Cyprus, où le secrétaire au Commerce Wilbur Ross occupait le siège de vice-président avant d'être nommé à son poste actuel par Donald Trump.

Des banques interrogées

L'enquête de Robert Mueller se base sur un travail préliminaire du procureur fédéral de Manhattan, Preet Bharara, renvoyé par le président américain en mars dernier.

L'équipe de Robert Mueller aurait par ailleurs délivré des assignations à plusieurs institutions bancaires. Le New York Times a affirmé, également ce jeudi, que Deutsche Bank - "banque clé des affaires de Donald Trump" - collaborait volontairement à l'enquête.

>> Les précision du journaliste de Bloomberg:

mre

Publié le 20 juillet 2017 à 18:29 - Modifié le 20 juillet 2017 à 22:19

Le ministre de la justice veut rester, malgré les critiques du président

Le ministre américain de la Justice Jeff Sessions prévoit de rester à son poste malgré le désaveu la veille au soir du président Donald Trump. Ce dernier lui a reproché sa gestion de l'affaire d'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016.

"J'ai l'honneur de servir en tant que ministre de la Justice. C'est un honneur qui dépasse ce que j'aurais jamais pu imaginer", a-t-il déclaré jeudi lors d'une conférence de presse. "Je prévois de continuer à le faire pour aussi longtemps que ce sera approprié".

A la veille des six mois de sa présidence, Donald Trump a confié dans un entretien au New York Times qu'il n'aurait jamais nommé Jeff Sessions au poste de ministre de la Justice s'il avait su que ce dernier se récuserait dans l'enquête du FBI concernant l'affaire russe.