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Pas d'accord sur la réunification de Chypre à Crans-Montana, en Valais

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et son conseiller spécial sur Chypre, Espen Barth Eide, ont annoncé l'échec des pourparlers sur la réunification de l'île lors d'une conférence de presse à Crans-Montana, en Valais. [SALVATORE DI NOLFI - Keystone]
Pas d'accord sur la réunification de Chypre à Crans-Montana / Le 12h30 / 1 min. / le 7 juillet 2017
Après plus d'une semaine de discussions entre les leaders chypriotes, grecs et turcs, les négociations en Suisse en vue de mettre fin à la partition de Chypre se sont achevées sur un échec tôt vendredi.

"Je suis extrêmement désolé de vous dire qu'en dépit du très fort engagement et de l'implication de toutes les délégations et parties (...), la conférence de Chypre dans la station suisse de Crans-Montana s'est close sans qu'un accord ne soit trouvé", a déclaré à la presse dans la nuit de jeudi à vendredi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

Neuf jours de discussions

Entamées il y a neuf jours, les négociations sous l'égide des Nations unies ont réuni les dirigeants chypriotes, grecs et turcs ainsi que des responsables européens.

Un dîner considéré comme décisif jeudi soir n'a pas donné de résultat, malgré cinq heures de dialogue houleux. Le principal point de division reste le maintien ou non des quelque 35'000 soldats turcs dans le nord de l'île. Antonio Guterres a finalement mis fin aux discussions à deux heures du matin (00h00 GMT).

Malgré cet échec, le secrétaire général de l'ONU a tenu à remercier la Suisse pour son accueil et son efficacité dans l'organisation des discussions.

>> L'analyse de Géopolitis sur la partition de Chypre

Des enfants chypriotes turcs jouent au pied de la barrière de séparation à Nicosie. [Neil Hall - Reuters]
Chypre, une île, deux peuples / Geopolitis / 14 min. / le 4 décembre 2016

agences/nn

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Une île partagée depuis 1974

Chypre, qui compte un million d'habitants, est divisée depuis que l'armée turque a envahi en 1974 la partie nord de l'île, en réaction à un coup d'Etat qui visait à rattacher le pays à la Grèce et qui avait suscité une vive inquiétude dans la minorité chypriote turque.

Depuis, la République de Chypre, admise au sein de l'Union européenne en 2004, n'exerce son autorité que sur la partie sud où vivent les Chypriotes grecs.

Les Chypriotes turcs habitent eux la République turque de Chypre du Nord (RTCN), reconnue uniquement par Ankara, où la Turquie stationne quelque 35'000 soldats. C'est cette présence militaire qui représente la principale pierre d'achoppement d'un accord.