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Au Brésil, Michel Temer maintient son cap malgré les scandales

Les manifestants qui réclament la démission du président Michel Temer ont mis le feu à une salle du ministère de l'agriculture à Brasilia. [Paulo Whitaker - Reuters]
Les manifestants qui réclament la démission du président Michel Temer ont mis le feu à une salle du ministère de l'agriculture à Brasilia. [Paulo Whitaker - Reuters]
Le président brésilien Michel Temer a réitéré dimanche son intention de maintenir sa politique d'austérité pour sortir le pays de la récession. Mais les appels à sa démission se multiplient en raison d'accusations de corruption.

Malgré la "crise politique", le Brésil "ne va pas s'arrêter", a affirmé le chef d'État dans une tribune publiée dans le journal Folha.

Il a confirmé sa présence mardi à Sao Paulo lors d'un forum d'investisseurs, dont il considère la tenue comme "la preuve incontestable qu'après un an de responsabilité fiscale, notre économie n'est plus au fond du trou et recommence à être vue comme une opportunité d'investissements".

Récession, austérité et corruption politique

Le Brésil fait face à une chute drastique de son Produit intérieur brut (PIB) qui n'a cessé de chuter depuis 2011, de 2.61 milliards de dollars à 1.77 mrd en 2015, ainsi qu'à un taux de chômage record, supérieur à 14%.

Arrivé au pouvoir il y un an, Michel Temer a misé sur une série de mesures d'austérité budgétaires impopulaires, notamment une réforme des retraites. À cette impopularité sont venues s'ajouter la semaine dernière des révélations sur son implication dans des affaires de corruption.

>> Reportage au cœur de la manifestation à Rio contre le président brésilien Michel Temer

Des milliers de personnes sur la plage de Copacabana pour demander la démission du président Temer. [EPA/Marcelo Sayão - keystone]EPA/Marcelo Sayão - keystone
Reportage au cœur de la manifestation à Rio contre le président brésilien Michel Temer / Le Journal du matin / 1 min. / le 29 mai 2017

afp/jop

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