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Un cinquième homme arrêté "en lien" avec l'attentat de Manchester

Des investigations ont été menées dans la maison où aurait résidé l'auteur présumé de l'attentat de Manchester. [Behlul Cetinkaya / Anadolu Agency  - AFP]
Des investigations ont été menées dans la maison où aurait résidé l'auteur présumé de l'attentat de Manchester. [Behlul Cetinkaya / Anadolu Agency - AFP]
La police britannique, qui a dit enquêter sur "un réseau", a procédé mercredi à l'arrestation d'un cinquième homme "en lien" avec l'attentat terroriste qui a fait 22 morts et plus d'une centaine de blessés lundi à Manchester.

Au total, cinq hommes ont été arrêtés et placés en garde à vue depuis l'attentat à la Manchester Arena lundi soir au terme d'un concert d'Ariana Grande. Un premier mardi, suivi de trois autres mercredi, tous dans le sud de la ville. L'annonce d'une cinquième arrestation, à Wigan, au nord-ouest de Manchester, a été faite mercredi en fin d'après-midi. L'homme "était en possession d'un paquet que nous examinons actuellement", a précisé un communiqué de la police.

Un peu plus tôt, la police avait fait savoir qu'elle enquêtait sur "un réseau". "Des investigations approfondies sont en cours et des opérations se déroulent à travers l'agglomération du Grand Manchester au moment où nous parlons", avait déclaré le chef de la police lors d'un point presse.

>> Lire aussi: Douze des vingt-deux victimes de l'attaque de Manchester identifiées

L'assaillant présumé, un Britannique d'origine libyenne, n'a "probablement pas agi seul", avait indiqué un peu plus tôt à la BBC la ministre de l'Intérieur Amber Rudd, soulignant que l'attentat qui a visé un concert pop était "plus sophistiqué que d'autres".

Un homme de 22 ans identifié

La police a annoncé que le suspect était un homme de 22 ans, mort dans l'explosion qu'il a provoquée à l'une des sorties de la Manchester Arena, dans un espace couvert reliant la salle à la gare Victoria toute proche.

Né en 1994 à Manchester dans une famille musulmane pieuse, il était connu des services de sécurité, selon plusieurs journaux. Le Financial Times affirme qu'il s'était radicalisé au cours des dernières années. Il était parti il y a trois semaines en Libye et était rentré il y a quelques jours, indique le Times, qui cite un ami d'école du terroriste dont les parents avaient fui le régime de Kadhafi.

L'homme et son frère fréquentaient la mosquée locale de Didsbury, affirme encore le Guardian. Leur père est bien connu au sein de la communauté libyenne de Manchester mais se trouverait actuellement à Tripoli, ajoute le quotidien. Selon le journal, un imam du nom de Mohammed Saeed a raconté que le suspect avait affiché "un visage de haine" lors d'un sermon dénonçant le terrorisme.

Alerte maximale au Royaume-Uni

La Première ministre britannique Theresa May a également annoncé mardi soir le renforcement du niveau d'alerte terroriste de "grave" à "critique" par crainte de nouveaux attentats.

Niveau d'alerte renforcé en Grande-Bretagne [RTS]
Niveau d'alerte renforcé en Grande-Bretagne / L'actu en vidéo / 57 sec. / le 24 mai 2017

Des militaires ont commencé à se déployer dès mercredi à la mi-journée en mission de surveillance sur des lieux sensibles dans les grandes villes et pourraient aussi patrouiller dans des gares et aéroports, concerts et événements sportifs. Un "arrangement temporaire pour faire face à un événement exceptionnel", a souligné Amber Rudd.

La relève de la garde, devant le palais de Buckingham, grande attraction pour les touristes, a été annulée et le Parlement a décommandé ses événements publics.

agences/jgal/ta

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Des fuites américaines dénoncées

Devant la presse, la ministre de l'Intérieur Amber Rudd a regretté que des éléments de l'enquête aient fait l'objet de fuites à l'étranger et a indiqué que Londres avait clairement informé ses alliés que cela ne devait pas se reproduire.

Seule l'identité du tueur présumé de la Manchester Arena a été divulguée par les autorités britanniques. Les éléments biographiques le concernant ont été diffusés notamment de sources proches des renseignements américains, citant leurs homologues britanniques.