Modifié

L'UE a enregistré plus de 1,2 million de demandes d'asile en 2016

Des migrants devant l'Office de la santé et des affaires sociales à Berlin (image d'illustration). [Hannibal Hanschke - reuters]
Des migrants devant l'Office de la santé et des affaires sociales à Berlin (image d'illustration). [Hannibal Hanschke - reuters]
Plus de 1,2 million de demandes d'asile ont été enregistrées dans les pays de l'UE en 2016, soit un nombre proche du record de l'année précédente, selon des chiffres publiés jeudi par l'Office européen de statistiques.

Ces chiffres d'Eurostat concernent les "primo-demandeurs", c'est-à-dire les personnes demandant pour la première fois l'asile dans un pays de l'UE. Le total européen peut inclure dans certains cas des personnes ayant déposé des demandes dans plusieurs pays.

Les Syriens (334'800), les Afghans (183'000) et les Irakiens (127'000) sont restés "les trois principales nationalités des personnes sollicitant une protection internationale", a précisé Eurostat.

Allemagne en tête

Et l'Allemagne est toujours de loin le pays où le plus de nouvelles demandes ont été enregistrées (722'300 en 2016, soit 60% du total), devant l'Italie (121'200), la France (76'000) et la Grèce (49'900).

En 2015, les pays de l'UE avaient connu le niveau le plus élevé jamais atteint, avec près de 1,26 million de primo-demandeurs d'asile enregistrés. En comparaison, en 2014, quelque 562'000 premières demandes d'asile avaient été comptabilisées.

afp/hend

Publié Modifié

Chutes du nombre d'arrivées sur les côtes grecques

L'année 2016 a été marquée par une chute considérable du nombre d'arrivées de migrants sur les côtes grecques, après la conclusion en mars d'un pacte migratoire de l'UE avec Ankara, pour freiner les traversées de la mer Egée.

Selon les chiffres de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), il y a ainsi eu environ 363'000 arrivées en Europe par la mer en 2016, contre plus d'un million en 2015.

Le fait que le nombre de premières demandes d'asile publié par Eurostat soit resté presque aussi élevé en 2016 qu'en 2015, malgré cette chute, peut s'expliquer par les délais d'enregistrement des demandes et par le fait que les demandes d'asile ne sont pas toujours déposées dès le moment de l'arrivée en Europe.