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L'opposition syrienne a discuté de la transition politique à Genève

Le Palais des Nations à Genève. [Martial Trezzini - Keystone]
Le Palais des Nations à Genève. [Martial Trezzini - Keystone]
Les pourparlers sur la Syrie à Genève sont entrés dans des discussions de fond. Le principal groupe d'opposition a abordé mercredi avec l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura la transition politique.

La transition politique, que le Haut comité des négociations (HCN) prévoit sans le président Bachar al-Assad, constitue "l'objectif le plus important" des Syriens, a indiqué le chef de la délégation des opposants, Nasr al-Hariri. Elle permettra de mener à une Syrie "sûre" et de lutter contre le terrorisme.

Mais Nasr al-Hariri admet qu'il faudra "plusieurs sessions" sur cette question. Le HCN va poursuivre le dialogue avec Staffan de Mistura aussi longtemps que l'émissaire sera actif pour des pourparlers "sérieux". Il a officiellement demandé lundi des discussions directes avec le gouvernement.

Pas de discussion sur le terrorisme

L'opposition syrienne refuse par contre de discuter de la question du terrorisme aux pourparlers de Genève comme le demande la délégation du régime, a déclaré mercredi un responsable de l'opposition après une rencontre avec un haut responsable russe.

"Le Haut comité des négociations refuse à ce stade d'ajouter la question du terrorisme à l'agenda des discussions", censées aborder les points politiques et institutionnels pour un règlement du conflit, a déclaré Yehya Kodmani.

Il s'exprimait après une rencontre sans précédent de l'opposition syrienne avec un haut responsable russe, le ministre adjoint des Affaires étrangères Guenadi Gatilov.

"Nous avons eu une discussion constructive. Nous sommes d'accord sur le fait que nous devons avancer vers un règlement politique de la crise syrienne", a déclaré Guenadi Gatilov, cité par l'agence russe RIA-Novosti.

L'opposition satisfaite de la pression russe

Nasr al-Hariri s'est dit satisfait que la Russie mette la pression sur le régime syrien pour que la gouvernance, une nouvelle Constitution et des élections soient abordées. Même si le gouvernement tente de faire dérailler les discussions, a-t-il ajouté.

Il a accusé à nouveau le régime de protéger le groupe Etat islamique (EI) avec des bombardements de régions où l'Armée syrienne libre (ASL) combat les djihadistes. "Le seul partenaire que nous avons est la communauté internationale et l'ONU", a affirmé Nasr al-Hariri.

Plus de 530 civils ont été tués depuis le début des négociations, ajoute-t-il. Le HCN devait discuter dans l'après-midi avec Guenadi Gatilov du cessez-le-feu que Moscou n'arrive pas, selon lui, à garantir, de la détérioration de la situation humanitaire et du processus politique.

>> Lire aussi: Les Russes bombardent par erreur des alliés de la coalition en Syrie

ats/tmun

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Nouvelle réunion au Kazakhstan

De nouvelles discussions de paix sur la Syrie autour de l'opposition armée et du trio Russie-Iran-Turquie sont prévues le 14 mars au Kazakhstan, rapportent mercredi les agences de presse russes.

Une éventuelle participation du gouvernement syrien n'est pas mentionnée. Il s'agira d'une réunion technique, précisent les agences.

Deux conférences de paix ont déjà eu lieu à Astana, la capitale du Kazakhstan. Elles se sont concentrées sur la question du respect du cessez-le-feu mis en place par la Turquie et la Russie à la toute fin du mois de décembre et régulièrement violé.