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Les Russes bombardent par erreur des alliés de la coalition en Syrie

La ville d'Al Bab, voisine des villages bombardés, était un fief du groupe Etat islamique. Elle a été reprise fin février par les forces turques et des groupes rebelles syriens alliés. [Khalil Ashawi - Reuters]
La ville d'Al Bab, voisine des villages bombardés, était un fief du groupe Etat islamique. Elle a été reprise fin février par les forces turques et des groupes rebelles syriens alliés. [Khalil Ashawi - Reuters]
L'aviation russe a bombardé par erreur mardi des villages près d'Al Bab, dans le nord de la Syrie, où se trouvaient des groupes syriens alliés de la coalition contre le groupe Etat islamique (EI).

Les militaires américains ont prévenu les Russes via leur ligne de communication spéciale, et les Russes ont alors "arrêté leur bombardement", a indiqué le général américain Stephen Townsend lors d'une vidéoconférence depuis Bagdad.

"Je crois que les Russes pensaient que (les villages) étaient occupés par l'EI", alors qu'ils étaient en réalité aux mains de la coalition arabe syrienne, une composante des Forces démocratiques syriennes alliées des Etats-Unis et de la coalition internationale, a expliqué le général Townsend.

Victimes parmi la coalition arabe syrienne

L'incident illustre combien la situation sur le terrain est devenue complexe près d'Al Bab, une ville située non loin de la frontière turque.

"Il y a trois armées et une force ennemie (l'EI) rassemblées dans la même zone", a souligné le général Townsend, en allusion aux forces du régime, aux forces turques et à l'alliance arabo-kurde des FDS.

Il a indiqué que le bombardement russe avait blessé ou tué des combattants de la coalition arabe syrienne, mais n'a pas donné de bilan.

Des conseillers militaires américains se trouvaient à quatre ou cinq kilomètres du lieu des bombardements, a-t-il par ailleurs précisé. Ce sont eux qui ont donné l'alerte et permis de prévenir les Russes pour qu'ils arrêtent leur attaque.

>> Lire aussi: L'opposition syrienne a discuté de la transition politique à Genève

afp/ebz

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Les forces gouvernementales syriennes entrent à nouveau à Palymre

Les forces gouvernementales syriennes sont entrées mercredi soir à Palmyre après des combats avec le groupe Etat islamique (EI) qui contrôle cette cité antique dans le centre du pays, a indiqué une ONG.

"L'armée est entrée dans un quartier ouest de Palmyre et a pris le contrôle d'une partie de ce secteur", a affirmé à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

"Il y a des affrontements et d'importants bombardements dans la ville", a-t-il ajouté.